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[Date Prev][Date Next][Date Index] [TV-CINÉ] Les films du 21 au 27 septembre
[Mod: Ceci est la seconde publication d'un article déjà paru sur
fr.rec.cinema.discussion.]
La rentrée est en cours et déjà les chaînes hertziennes semblent à court
de carburant... et de programmation originale. Quant au câble, il y a un
gros effort pour soutenir les nouvelles chaînes ciné (ou affronter la
concurrence) mais je crains que ce ne soit qu'un feu de paille et que
les prochains mois nous réservent une programmation encore plus diluée
qu'avant. J'en profite quand même pour glisser un topo sur le
CinemaScope (vu le silence récent des techniciens sur ce forum, mes
erreurs devraient au moins les réveiller...). La semaine prochaine, je
parlerai d'un sujet plus amusant : la série des Panthères roses.
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SAMEDI
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Samedi -- 9h15 -- Canal+
LES MALÉFICES DE LA MOMIE
The Curse fo the Mummy's Tomb
De Michael Carreras
Avec Terence Morgan, Ronald Howard, Fred Clark, Jeanne Roland, George
Pastell
1964 -- Grande-Bretagne -- 1:25 -- VM
-> Pas vu.
Contrairement à la mention du titre, il ne s'agirait pas d'un
documentaire sur les années Mitterrand mais d'un autre avatar des films
à base de mort lyophylisé recouvert de bandelettes, cette fois-ci vu par
le cinéma anglais de genre des années 60. (F)
Samedi -- 10h40 -- Canal+
MAMAN, J'AI RATÉ L'AVION
Home Alone
De Chris Colombus
Avec Macaulay Culkin, Joe Pesci, Daniel Stern, John Heard, Roberts
Blossom
1990 -- États-Unis -- 1:25 -- VM
-> o
Encore un inédit sur Canal+ ! Film de Chris Colombus sur une histoire de
John Hughes, qui a perdu un peu sa verve. Un film pour se frapper les
joues avec les mains. (R)
C'est vrai que c'est affligeant. John Hughes, jusqu'à ce film, à défaut
d'être un réalisateur transcendant se décarcassait au moins (Ferris
Buller, La Vie en plus). Mais c'était sans compter sur l'effet petit
gamin blondinet, gage de succès planétaire assuré. Une heure dix de
longueurs (Joe Pesci, il fait vraiment tout pour gagner sa vie ou quoi
?) pour mettre en place trois gags dans les cinq dernières minutes. Et
John Hugues d'enchaîner dans la même veine (Les suites, La P'tite
Arnaqueuse et surtout le truc infâme où le gosse de Lara Flynn Boyle
arrive, âgé de trois mois, à faire la nique à un parrain de la mafia).
Donc le conseil du jour : si vos gosses veulent voir ça, flanquez leur
une bonne fessée et envoyez-les au lit. Dans quelques années, ils vous
remercieront. (F)
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DIMANCHE
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Dimanche -- 20h45 -- Arte
L'EFFRONTÉE
De Claude Miller
Avec Charlotte Gainsbourg, Bernadette Lafont, Jean-Claude Brialy, Raoul
Billerey
1985 -- France -- 1:35
-> Pas vu.
Zzzzz.... Résurrection de l'esprit de Truffaut... Zzzzzz.... Claude
Miller en pleine décennie consensuelle... Zzzzzz... Révélation d'une
actrice au patronyme presque inconnu... Zzzzzz.... (F)
Dimanche -- 20h50 -- TF1
LE SAINT
The Saint
De Philip Noyce
Avec Val Kilmer, Elisabeth Shue, Rade Serbedzija, Valery Nicolaev
1997 -- États-Unis -- 2:05 -- VF -- CP
-> o
J'hésitais entre o et une étoile. Ce n'est vraiment pas très bon, et Val
Kilmer manque clairement de style. L'une des séquences les plus
ridicules a lieu dans un immeuble délabré en Russie. C'est sans
brillance et sans reflet. Un film fatigant. (R)
Dimanche -- 23h00 -- TF1
PROFIL BAS
De Claude Zidi
Avec Patrick Bruel, Sandra Speichert, Didier Bezace, Jean Yanne, Jacques
Rosny
1993 -- France -- 2:05 -- CP
-> Pas vu.
Vu une partie, en fait. Zidi, qui ne voulait plus être pris pour un
réalisateur de comédies, pousse la logique des "Ripoux" un cran trop
loin et signe avec les mêmes scénaristes un film d'action qui lorgne
souvent vers les polars US. A la sortie, on était encore en pleine
Bruelmania mais sinon rien de notable. (F)
Dimanche -- 0h00 -- France 3
NOUS VOULONS LES COLONELS
Vogliamo i colonnelli
De Mario Monicelli
Avec Ugo Tognazzi, Claude Dauphin, François Périer, Carla Tato, Stavros
Tornes
1973 -- Italie -- 1:40 -- VO
-> Pas vu.
Ça semble de la comédie italienne avec bazooka. Je me souviens de "La
Marche sur Rome" de Risi avec Gassmann et déjà Tognazzi, en fascistes
misérables qui se retrouvent presque involontairement maîtres de
l'Italie. Là, c'est de la politique fiction, où des colonels sont
appelés par la population devant les scandales de la démocratie. (F)
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LUNDI
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Lundi -- 20h40 -- Arte
LA BÊTE HUMAINE
De Jean Renoir
Avec Jean Gabin, Simone Simon, Fernand Ledoux, Julien Carette, Gérard
Landry
1938 -- France -- 1:40
-> Pas vu.
Ah, et celui-ci je l'avais raté. Fritz Lang en tirera un remake (où le
personnage de Jacques Lantier est réduit à la portion congru et où le
lien avec les Rougon-Macquart se perd) mais à cette heure-ci, l'original
ne se rate pas sans une bonne excuse. (F)
Lundi -- 20h50 -- M6
PIÈGE À HONG KONG
Loading Knock Off
De Tsui Hark
Avec Jean-Claude Van Damme, Rob Schneider, Lela Rochon, Paul Sorvino,
Carman Lee
1998 -- Hong Kong / États-Unis -- 1:45 -- VF -- CP
-> Pas vu.
Soirée Van Damme sur M6. Nous lançons donc notre propre générateur de
vannes à Van Damme, qui consiste pour les beaux esprits à faire quelques
phrases comportant les expressions "aware", "réacte", "j'aime bien les
nains qui savent bien peindre" et quelques autres pêchées sur les sites
Internet, histoire de faire des bons mots à bon compte aux dépends d'un
doux nigaud. Pour ce film-ci, en revanche, on se bornera à signaler que
c'est réalisé par Tsui Hark ("Il était une fois en Chine"), qui
finalement a mal tenu le cap de sa reconversion américaine lors de
l'étape Van Damme obligée (réaliser pour un réalisateur asiatique un Van
Damme c'est un peu comme passer chez Corman pour un réalisateur
américain des années 70) au point de revenir à Hong-Kong. Et qu'il y a
Rob Schneider au casting, ce qui est mauvais signe (c'est le
faire-valoir d'Adam Sandler et vedette d'au moins deux TRÈS mauvais
films). (F)
Lundi -- 20h55 -- France 3
RETOUR EN FORCE
De Jean-Marie Poiré
Avec Victor Lanoux, Bernadette Lafont, Pierre Mondy, Eva Harling,
Philippe Klébert
1979 -- France -- 1:35
-> Pas vu.
Lundi -- 21h00 -- Canal+
LE DÎNER DE CONS
De Francis Veber
Avec Thierry Lhermitte, Jacques Villeret, Francis Huster, Daniel Prvost,
Alexandra Vandernoot
1998 -- France -- 1:25
-> **
Canal+, que plus rien n'effrait, continue de faire payer ses abonnés
pour des films multidiffusés sur les autres chaînes. Donc, Le Dîner de
Cons, grand succès de l'année 98, raconte les déboires de Monsieur
Pignon et Monsieur Brochant. Une ribambelle de jeux de mots et de
quiproquo. Ce n'est pas déplaisant du tout, mais on ne peut s'empêcher
de se dire que l'on rit du malheur d'un autre. Et notament, qu'il ne
s'agit pas de cons mais de gens passionnés par des hobbies peu communs,
et que l'amalgamme entre les deux est un peu rapide. (R)
Lundi -- 22h35 -- M6
STREET FIGHTER : L'ULTIME COMBAT
Street Fighter
De Steven E. De Souza
Avec Jean-Claude Van Damme, Raul Julia, Ming-Na, Kylie Minogue, Simon
Callow
1994 -- États-Unis -- 1:45 -- VF -- CP
-> Pas vu.
Vu la fin. Ça rivalise question débilité, avec "Mortal Kombat" avec en
particulier du carton-pâte et des effets spéciaux miteux. Mais c'est
poilant de voir Kylie Minogue en guerrière (elle était au creux de la
vague à l'époque). Après le générique de fin, Raul Julia, en méchant
d'opérette, refait surface et lance le classique "Je reviendrai". Ça a
été son dernier film. (F)
Lundi -- 23h00 -- France 3
C'EST LA TANGENTE QUE JE PRÉFÈRE
De Charlotte Silvera
Avec Julie Delarme, Agnès Soral, Georges Corraface, Marie-Christine
Barrault, Christophe Malavoy
1997 -- France -- 1:45
-> Pas vu.
Une lycéenne matheuse découvre l'amour dans les bras de Christophe
Colomb (pas Depardieu, l'autre). (F)
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MARDI
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Mardi -- 20h55 -- TF1
PAPARAZZI
De Alain Berberian
Avec Patrick Timsit, Vincent Lindon, Catherine Frot, Nathalie Baye,
Isabelle Gélinas
1998 -- France -- 2:00 -- CP
-> Pas vu.
Par le réalisateur (pourtant peu inspiré) de "La Cité de la peur", un
gros succès public et beaucoup de célébrités dans leur propre rôle. (F)
Mardi -- 20h55 -- France 2
MA MEILLEURE ENNEMIE
Stepmom
De Chris Colombus
Avec Julie Roberts, Susan Sarandon, Ed Harris, Jean Malone, Liam Aiken
1998 -- États-Unis -- 2:15 -- VF
-> Pas vu.
Vu la fin. Comédie qui tourne au mélo larmoyant. On peut penser ce que
l'on veut de Soderbergh mais, avec son boulot sur "Erin Brockovich", au
même titre que celui des scénaristes de "Coup de foudre à Notting Hill",
a réussi à remettre la carrière de Julia Roberts sur des rails en or et
à développer ses rôles. Ce n'est pas le cas du tâcheron Chris Colombus
(c'est un cycle, ces jours-ci ou quoi ?). (F)
Mardi -- 0h00 -- Canal+
LUNA PAPA
Luna Papa
De Bakhtiar Khudojnazarov
Avec Chulpan Khamatova, Moritz Bleibtreu, Ato Mukhamedzhanov, Merab
Ninindze, Lola Mirzorakhimova
1999 -- Allemagne / Japon / Ouzbékistan / Tadjikistan / Autriche,
Suisse, France, Russie -- 1:35 -- VO
-> Pas vu.
En pleine Asie centrale, une femme enceinte essaye de mettre la main sur
celui qui l'a engrossée une nuit de pleine lune. (F)
Mardi -- 1h45 -- Canal+
LE RAT
De Christophe Ali, Nicolas Bonilauri
Avec Marcel Fix, Florence Quiqueré
2000 -- France -- 0:55
-> Pas vu.
Moyen métrage underground-trash-gore français, et fier de l'être
apparemment. Les spectateurs semblent en revanche moins fiers de l'avoir
vu. (F)
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MERCREDI
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Mercredi -- 21h00 -- Canal+
CAPITAINE CORELLI
Captain Corelli's Mandolin
De John Madden
Avec Penélope Cruz, Nicolas Cage, John Hurt, Christian Bale, Irene Papas
2001 -- Grande-Bretagne / France / États-Unis -- 2:00 -- VM
-> Pas vu.
Mercredi -- 22h45 -- Arte
L'AMOUR, L'ARGENT, L'AMOUR
De Philip Gröning
Avec Sabine Timoteo, Florain Stetter, Michael Schech, Dierk Prawdzik,
Marquard Bohm
2000 -- Allemagne / Suisse / France -- 2:10 -- VO
-> Pas vu.
Malgré le titre français, film allemand apparemment inédit en salles en
France. D'après le résumé, mélo social avec de la fesse. (F)
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JEUDI
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Jeudi -- 20h45 -- Arte
COBRA VERDE
De Werner Herzog
Avec Klaus Kinski, Salvatore Basile, Peter Berling, King Ampaw, José
Lewgoy
1987 -- Allemagne -- 1:45 -- VF
-> Pas vu.
Dernière collaboration entre Kinski et Herzog, dont le documentaire
d'Herzog consacré à son interprête fétiche, "Mon Meilleur Ennemi" (aucun
rapport avec le Julia Roberts !), ne fait pratiquement jamais état. Doit
y avoir une raison... (F)
Jeudi -- 20h55 -- France 3
ASSASSINS
Assassins
De Richard Donner
Avec Sylvester Stallone, Antonio Banderas, Julianne Moore, Anatoli
Davydov, Muse Watson
1995 -- États-Unis / France -- 2:15 -- VF
-> Pas vu.
Paul Cézanne (Sylvester Stallone) est un peintre de renom. Un jour
arrive Vincent Van Gogh (Antonio Banderas), jeune artiste prometteur qui
tente de lui ravir sa place. Ils rivalisent donc en essayant de se faire
mutuellement des portraits de plus en plus réussis, ce qui donne lieu à
une multitude de chefs-d'oeuvre...
Comment, c'est pas ça ?
Hmmmm.... Oui, c'est la même chose mais en fait ce sont deux tueurs à
gages qui tentent de se zigouiller avec plein de fusillades et
d'explosions. Un peu comme "Spy Vs Spy" mais en involontairement
comique.
Vomi par Kronos :
http://www.lumiere.org/tv/tv-1999-03-06.html#assassins
Jeudi -- 21h00 -- Canal+
LOIN
De André Téchiné
Avec Stéphane Rideau, Lubna Azabal, Mohamed Hamaidi, Yasmina Reza
2001 -- France -- 1:55
-> Pas vu.
Film tourné par Téchiné avec un matériel léger, ce qui lui vaut
généralement ses films les plus intéressants. Si je ne m'abuse, c'est
tourné en DV au Maroc avec dans le rôle principal son interprête des
"Roseaux sauvages", Stéphane Rideau. (F)
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VENDREDI
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Vendredi -- 23h05 -- Arte
NANA
De Jean Renoir
Avec Catherine Hessling, Jean Angelo, Werner Krauss, Raymond
Guérin-Catelain, Claude Autant-Lara
1926 -- France -- 2:45 -- Muet
-> Pas vu.
Le muet du mois sur Arte et un film tiré de l'obli, l'autre adaptation
de Zola par Renoir, à la gloire de son épouse de l'époque. Gros échec
financier mais Renoir avait laissé une copie intégrale dans un coffre.
Mon oncle Robert avait fait la même chose avec son argent en Suisse à
l'arrivée des socialistes mais on peut penser que Renoir vous donnera
plus de satisfaction que les sousous à tonton Robert (qu'il a ensuite
placés dans du Vivendi et du France Telecom). (F)
LA SEMAINE CÂBLE ET SATELLITE
DIMANCHE
Paris Première : La Maison Russie
Adaptation lente, lente et lente d'un lent roman de John Le Carré. Mais
y a Michelle Pfeiffer.
13ème Rue : Hurlements (Joe Dante)
Comédie : Prends ta Rolls et va te pointer (Richard Balducci, avec Jean
Lefebvre. Content, Daniel ?)
LUNDI
RTL 9 : Rain Man
Où il est démontré que pour être handicapé et intéressant, il vaut mieux
être autiste savant et interprété par Dustin Hoffman.
TMC : La Tunique et Les Gladiateurs
La Tunique a inauguré le CinemaScope et lancé la vague du péplum dans le
cinéma américain. Les Gladiateurs est une suite qui reprend le
personnage de Demetrius, interprété par Victor Mature, Monsieur Gros
Bras de l'époque. Comme disait Groucho Marx à propos de Samson et Dalila
(avec le même Mature), "Je ne regarde jamais un film où le tour de
poitrine du premier rôle masculin est plus intéressant que celui du
premier rôle féminin".
(Plus bas, un petit topo sur le CinemaScope)
Paris Première : Les Voyous (Carlos Saura, 1993. Les Carlos ont pour
point commun de très mal vieillir, qu'ils soient cinéastes, chanteurs ou
terroristes...)
Téva : Frances
Bio de Frances Farmer. Réalisation très académique et enjolivant
visiblement l'histoire mais Jessica Lange y est impressionnante
MARDI
RTL 9 : Fortress
TMC : Téhéran 43, nid d'espions
Un nanar russe assez hallucinant avec Delon.
Paris Première : L'incompris, de Luigi Comencini
Le grand film de Comencini. Un des classiques incontournables sur
l'enfance. Mélo assumé et abouti. Et la fin...
Comédie : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe...
(VO)
"Ah, ah Excitare... Gratouilli... Farfouilli..."
MERCREDI
JEUDI
VENDREDI
Zzzzzz.....
CHAÎNES CINÉMA
TCM
L'Enfer est à lui (Raoul Walsh)
Un James Cagney d'après-guerre et surtout d'anthologie. Très sollicité
dans "Les Cadavres ne portent pas de costard".
Les Chaînes du sang (Robert Mulligan)
Un homme est passé (John Sturges)
Au croisement du western et du noir... mais ni l'un ni l'autre... A voir
au moins pour Spencer Tracy et pour les seconds rôles.
West Side Story (mais préférer l'excellente édition DVD que l'on peut
avoir pour trois fois rien sur les sites anglais)
CINÉCINÉMA Choucroute
Dans la peau de John Malkovich
Gremlins
Vidéodrome
CINÉCINÉMA Moteur
Andreï Roublev, d'Andreï Tarkovski
L'équivalent cinématographique d'une grande claque dans la gueule. Le
parcours d'un moine peintre d'icônes dans une Russie médiévale dévastée
par les invasions tartares. Un chaos extérieur, miroir de troubles
spirituels. Avec, évidemment, la dernière demi-heure (la cloche),
hénaurme...
La Fleur de mon secret, Pedro Almodovar
Finalement plus recommandable que "Tout sur ma mère", bien plus tiédasse
et consensuel malgré des dehors plus saillants
CINÉCINÉMA Sucré
L'Incompris (si... si... le même)
CINÉCINÉMA Plastic
Accatone (Pier Paolo Pasolini)
Je suis loin d'être un inconditionnel de Pasolini... Mais son premier,
le parcours d'un jeune voyou, maquereau sur les bords, ça reste un
monument.
French Cancan (Jean Renoir)
Renoir bien lisse pour une grosse production française centrée sur
Gabin. Mais c'est joli.
Hitler's Madman (Douglas Sirk)
Diffusé il y quelques années au Cinéma de minuit. S'inspire de la même
histoire vraie que "Les Bourreaux meurent aussi" de Fritz Lang
CINÉFAZ
Les Apprentis et Cible émouvante, de Pierre Salvadori
"Cible émouvante" est en particulier à redécouvrir, une incursion
réussie du cinéma français dans la comédie d'humour noir à l'anglaise.
Le Canardeur (le premier Cimino, avec Eastwood et Jeff Bridges. Une
histoire d'amitié... et de hold-up et un film faussement nonchalant)
L'Inspecteur Harry
Meurtre par décret (Sherlock Holmes contre Jack l'éventreur avec un
scénario solide et James Mason en impeccable Dr Watson)
CINÉTOILE
Duel au soleil
Illusions perdues (Ernst Lubitsch)
Les Révoltés du Bounty (les deux premières versions)
Le Cinémascope
Le cinémascope est une invention française, Môssieur, et mise au point
par un dénommé Henri Chrétien (logique que ça soit La Tunique qui ait
inauguré le procédé...) vers 1920. Sauf qu'aucun industriel n'en veut.
Si j'en crois mes sources, Chrétien voulait proposer le procédé aux
fabricants de périscope. Rappelons le principe : une image passe à
travers un prisme et subit une anamorphose (une des dimensions est
contractée). Elle repasse ensuite au travers d'un autre prisme, inverse
et reprend sa largeur initiale. Pratique donc pour des petits tuyaux
style tube de périscope... ou pellicule 35 mm de cinéma.
Après la Seconde Guerre Mondiale, Chrétien part aux États-Unis et
s'adresse aux studios. La Fox y voit un intérêt, en particulier à
l'époque où la télévision se développe. Il faut du grand spectacle et,
histoire de concurrencer le petit écran, un écran large.
Et il y a deux solutions faciles à mettre en oeuvre pour obtenir un
format large. Le plus simple : raboter en haut et en bas de l'image,
zoomer sur la partie médiane de la pellicule à la projection, le cadre
étant délimité par des bandes noires plus épaisses que pour un film
classique. Problème : ça laisse plus de grain. Dans la pratique, c'est
utilisable jusqu'à un format de 1.85 environ.
Solution du CinémaScope : prisme au moment de la prise de vue, ce qui
fait que l'image est anamorphosée sur la pellicule, qu'elle occupe en
toute largeur et en toute hauteur. L'image, presque carrée, passe au
travers d'un prisme au niveau du projecteur et s'étale, avec un minimum
de grain en 2.35 (format standard, ce me semble pour le Scope et ses
dérivés). Le projecteur n'a qu'à être équipé d'un prisme amovible.
Défauts du procédé : une légère déformation éventuelle.
Le CinemaScope est donc étrenné en grandes pompes avec La Tunique. La
Fox conservera l'exclusivité du procédé un temps mais les clones ou les
alternatives (VistaVision, 70 mm, Cinérama, etc.) feront vite leur
apparition sous diverses dénominations. La Fox en profite donc pour
tourner tout et n'importe quoi, même des films où le Scope n'est
absolument pas justifié. Ainsi, "Comment épouser un millionnaire ?",
adaptation d'une pièce de théâtre et bien évidemment copieusement
recadré lors des diffusions ultérieures à la télé ! La Fox rajoute donc
un prologue au film, où Alfred Newman (l'auteur de la fanfare qui
accompagne le logo et l'oncle de Randy) joue face à un grand
orchestre...
Puis viendra le temps des films tournés en deux versions : 1.33 et
Scope, le plus célèbre étant Brigadoon. (Anecdote : Sinatra quitta le
tournage d'un film qui lui imposait de doubler ses prises pour les deux
formats, et Sinatra détestait refaire une prise...)
Le Scope initial souffrait de quelques inconvénients. En particulier, le
son y est magnétique. Cet avantage technique (meilleure bande passante,
stéréo et quadriphonie) s'est vite changé en cauchemar, vu qu'il fallait
un projecteur spécifique et surtout coller la bande magnétique sur la
pellicule. Le procédé sera donc progressivement remplacé par du Scope
optique.
Aujourd'hui, la première solution pour les formats larges (image non
anamorphique mais avec des bandes noires) continue à dominer la
production ciné. Le Scope a sans doute perdu de son lustre mais opère
toujours son petit charme. Le truc pour repérer le Scope dans un film
même recadré à la télé, c'est le changement de mise au point : au lieu
d'une zone de netteté "ronde", c'est une ellipse allongée que l'on voit
converger ou diverger à l'image.
François Kahn
"My name is Lorenzo St. Dubois. But all my friends call me L.S.D. to
make it short"
--
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