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[CRITIQUE] L'Ultime razzia (Stanley Kubrick - 1956)


  • Subject: [CRITIQUE] L'Ultime razzia (Stanley Kubrick - 1956)
  • From: Spontex/DvdToile <spontex@dvdtoile.com>
  • Date: 08 Jul 2002 19:40:02 GMT
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L'Ultime razzia

Titre original : The Killing
Réalisateur : Stanley Kubrick
Acteurs : Sterling Hayden, Marie Windsor, Coleen Gray
Sortie en salles : 1956


HISTOIRE

Une bande se constitue pour organiser le casse d'un champ de course.


CRITIQUE FILM

Il est de bon ton de dire que tout ce qu'a pu faire Kubrick est
forcément génial, forcément parfait, forcément « incritiquable ». Dire
du mal ou même simplement s'interroger sur un de ses films devient vite
un acte interdit.
Pourtant il serait bon de ne pas sombrer dans l'absolutisme que Kubrick
incarne bien malgré lui.
Ses premiers films ne sont pas parfaits. Loin de là. Ils n'en restent
pas moins passionnants, car on y voit en filigrane son style naissant,
sa thématique émergante.
Ainsi L'Ultime razzia est un polar classique riche de ses défauts. On y
trouve une narration avec une voix-off et des flashes-back qui
disparaissaient peu à peu et qui ne manquent pourtant pas, si bien qu'on
peut s'interroger sur leur utilité. Cette narration est axée sur
plusieurs personnages, chacun ayant sa personnalité et ses problèmes. On
retrouve surtout une mise en scène en recherche, celle des grands
angles, très peu découpée, avec l'utilisation des contre-plongées.
Seulement, cette mise en scène est artificielle, et ces travellings
latéraux en contre-plongée, loins de permettre d'entrer dans le film,
mettent trop en évidence les décors de studios (ah, les passages des
faux murs !). Quant à la lumière, elle est trop constrastée, trop «
noire » avec une absence quasi-totale de gamme de gris.
Mais surtout, ce qui est un peu décevant, ce sont les thèmes du film, la
« vision » que propose le film. On y retrouve rien d'original, on y
retrouve même que des clichés, de la femme vamp (qui détruit le monde
harmonieux-homosexuel des mecs qui font un coup entre eux) à la niaise
mais dévouée copine, etc, etc. Quant au final, c'est le destin qui vient
instaurer la morale : le voleur ne peut pas partir avec l'argent.
On est finalement loin des films plus « en marge » que l'on peut trouver
par exemple chez des artistes comme Siodmak, Fuller ou bien Aldrich.


Critique écrite par Dumbledore, et disponible sur http://dvdtoile.com

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