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[Date Prev][Date Next][Date Index] [TV] Les films du 1 au 7/6/2002
[TV] Les films du 1 au 7/6/2002 ------------------------------------------------------------------------ [Cette semaine, c'est François qui s'y colle (même si c'est moi qui ai envoyé le message). Mes commentaires apparaîtront entre crochet, comme celui-ci.] Plutôt que de noyer la défaite de l'équipe de France dans quelques bouteilles d'alcool, autant se remettre au ciné. Gros avantage de cette Coupe du Monde : les matchs sont diffusés en matinée et n'interfèrent donc pas avec la programmation des chaînes de télévision, lesquelles ont toujours tendance à ne pas mettre de "gros" film en face d'Azerbaïdjan-Honduras. Mais ça ne sauve pas la programmation d'une certaine miévrerie... ________________________ LES PROGRAMMES HERTZIENS ------ Samedi ------ 08h55 -- Canal + L'AÎNÉ DES FERCHEAUX de Jean-Pierre Melville avec Charles Vanel, Jean-Paul Belmondo 1962 -- 1h45 -- France -> Pas vu. Eh oui... Chacun a ses lacunes... 00h05 -- Arte SUD de Chantal Akerman 1998 -- 1h10 -- France -> Pas vu. Documentaire sur le lynchage -------- Dimanche -------- 20h40 -- Arte DIVA de Jean-Jacques Beineix avec Frédéric Andréï, Wilhelmenia Wiggins Fernandez, Richard Bohringer, Gérard Darmon (déjà), Dominique Pinon, Roland Bertin et Jacques Fabbri 1981 -- 1h55 -- France -> ** Premier film de Beineix, Diva est une de ses deux seules oeuvres à avoir connu un succès public (avec 37.2) et qui lui ont valu un temps une "aura" de grand de la réalisation. Sorti alors que la Gaumont subissait la direction financièrement désastreuse de Daniel Toscan du Plantier, le film a placé Beineix à la tête d'une nouvelle "génération" de réalisateurs, replaçant l'atmosphère au centre du film, au détriment souvent de l'intrigue. Dans Diva, il y a en effet une histoire assez tirée par les cheveux de bandes pirates, d'enregistrements et de robes. Il y a surtout tout un monde d'esthètes improbables (Bohringer) et de situations alambiquées (le dénouement dans le hangar d'usine). Reste que Beineix tentait de dépoussiérer tout un cinéma de genre et qu'il n'est pas ici complètement dominé par les tics de réalisation qui tranformèrent la suite de sa carrière en vaste boursoufflure. Film intéressant à considérer pour le potentiel offert et non réalisé par la suite et pivot pour le cinéma français. Quelques temps plus tard, Besson débarquait avec Subway (reprenant la même esthétique) et Carax avec Boy Meets Girl. On connaît les résultats. 20h50 -- TF1 LE LIBERTIN de Gabriel Aghion avec Vincent Perez (à poil), Fanny Ardant, Josiane Balasko, Michel Serrault, Arielle Dombasle, Audrey Tautou (nue au bout de 40 minutes et des poussières mais c'est bien le seul intérêt du film et il faut vraiment avoir envie de la voir. De toute façon, j'ai arrêté avant) 2000 -- 1h50 -- France -- CP -> o Pas de scrupule à avoir avec un film aussi profondément vulgaire et con. Succession de saynètes débiles avec quelques dialogues spirituels censés enrober la chose, "Le Libertin" se révèle comme un des pires films français de ces dernières années. Si vous aimez le cabotinage forcené, voir Vincent Perez se ballader à poil dans le jardin (c'était déjà dans la bande-annonce) et Michel Serrault en Don Camillo, ce film pourra vous plaire. J'ai bien dit "pourra". À noter que c'est une "libre" adaptation de la vie de Diderot. Diderot, depuis ce film, au paradis des athées, on l'appelle la toupie. 20h50 -- France 2 EN PLEIN COEUR de Pierre Jolivet avec Gérard Lanvin, Virginie Ledoyen, Carole Bouquet, Guillaume Canet 1999 -- 1h50 -- France -> Pas vu. Remake d'"En cas de malheur" et nouvelle adaptation du roman de Simenon. Tentative de Pierre Jolivet d'aborder le film noir entre deux comédies plus légères avec Vincent Lindon. Mais Ledoyen n'est apparemment pas Bardot. 22h50 -- TF1 de James Magold avec Sylvestre l'étalon, Robert de Niro, Harvey Keitel, Ray Liotta 1997 -- 1h55 -- États-Unis -- VF -- CP -> Pas vu. À sa sortie, on en avait fait tout un foin. Stallone, déjà en voie de hasbeenisation, y trouvait une planche de salut provisoire en faisant pour une fois l'acteur. En fait en y jouant le rôle d'un flic faible et lent. Pas de quoi crier au génie, ni de voir une très grande rupture avec le reste de ses rôles, Stallone ayant l'habitude des rôles à handicap (voir à ce sujet la très intéressante comparaison avec Schwarzy faite par Michel Cieutat dans Positif en 1994). J'ai de vagues souvenirs du dénouement. Tout cela semblait fait sans génie, le point remarquable étant le générique qui comporte d'autres acteurs intéressants, en dehors de Stallone. 00h05 -- France 3 VENDREDI 13 (Friday the 13th) de Victor Saville avec Jessie Matthews, Sonnie Hale, Cyril Smith, Muriel Aked 1933 -- 1h25 -- Grande-Bretagne - VO -> Pas vu. Une rareté, surtout que le cinéma anglais des années 30 (en dehors de Hitchcock) n'est franchement pas très connu à la télévision. Une idée de départ originale (six passagers meurent dans un accident de bus. Leurs dernières 24 heures sont ensuite retracées en flash-back) mais difficile d'en savoir plus... 00h25 -- Canal+ LA SAISON DES HOMMES de Moufida Tlatli avec Rabia Ben Abdallah, Sabah Bouzouita, Ghalia Ben Ali 2000 -- 1h55 -- France/Tunie -- VF -> Pas vu. ----- Lundi ----- 18h00 -- Canal + ESCROCS, MAIS PAS TROP de Woody Allen avec Woody Allen, Tracey Ullman, Hugh Grant 2000 -- 1h30 -- États-Unis -- VF -> * Avec ce film, Woody Allen a amorcé un nouveau virage vers un cinéma de comédie, plus léger (et plus rentable commercialement) mais aussi plus fade que ses premiers films. Le problème d'Escrocs mais pas trop, c'est qu'il y a deux films. Le premier, l'attaque d'une banque par des voleurs incompétents rappelle aussi bien "Le Pigeon" que "Prends l'oseille et tire-toi" mais c'est comme si Woody Allen acceptait de faire ses gags de mauvaise grâce, à quelques exceptions près (la conversation sur le casque de mineur). La seconde partie parvient à occuper la taille d'un moyen métrage et j'ai l'impression qu'Allen a dû y rajouter le prologue précédent pour arriver à la durée commerciale. C'est une satire des millieux artistiques newyorkais et des parvenus qui s'affichent mécènes. J'ai éprouvé un vague problème avec ce film. Quand Woody Allen parle de gens pas très fûtés, il le fait souvent avec condescendance (cf. le repas de Maudite Aphrodite entre Mira Sorvino et le joueur de base ball), chose que l'on revoit ici avec la cousine de Tracey Ullman. Et ici, Wooy Allen semble en pilote automatique, livrant le quota de one-liners attendu par le public. Seule la scène où il balance des blagues ratées à ses invités témoigne d'un peu de fraicheur. 20h45 -- Arte LE FANTÔME DE LA LIBERTÉ de Luis Buñuel avec Jean-Claude Brialy, Michael Lonsdale, Jean Rochefort, Michel Piccoli, Monica Vitti, Claude Piéplu, Guy Montagné (sous son vrai prénom, Gilbert...) 1974 -- 1h45 -- France -> Pas vu. Avant-dernier Buñuel. Apparemment l'un de ses plus libres. 20h55 -- France 3 PRIMARY COLORS de Mike Nichols avec John Travolta, Emma Thompson, Billy Bob Thornton 1998 -- 2h25 -- États-Unis -- VF -> Pas vu. Mike Nichols n'a jamais été un spécialiste de la concision mais là, deux heures 25 ça semble bien long pour cette adaptation du best seller retraçant "de l'intérieur" la campagne de Bill Clinton en 1994. 20h50 -- M6 HIGHLANDER de Russell Mulcahy avec Christopher Lambert, Sean Connery, Roxanne Hart, Jon Polito 1986 -- 2h05 -- Grande-Bretagne -- VF -- CP -> Pas vu. [-> *] Désolé mais Queen à la BO, ça continue à me faire peur. Et tout le monde connaît le film. À noter que dans le rôle du flic, il y a Jon Polito, spécialiste des seconds rôles chez les Coen. [Quelques séquences vraiment bien faites pour un ensemble assez kitsch aujourd'hui. L'idée était intéressante et bien traitée. Mais surtout l'accroche était parfaite : "Il ne peut en rester qu'un" qui s'applique parfaitement aux séquelles de ce film sympatoche] 21h00 -- Canal + YAMAKASI de Ariel Besson (ou Luc Zeïtoun, chais plus) avec Les Yamakasi 2001 -- 1h25 -- France -> Pas vu. Faut vraiment regarder pour se faire un avis ???? Ou la lecture du résumé peut-elle suffire ? Romain ? [Je me rappelle juste qu'à sa sortie, un 'Yamakasi' disait : 'Le film est pas très réaliste : on y donne l'impression que les flics nous poursuivent, alors que dans la réalité, c'est tout l'inverse, les flics sont plutôt contents qu'on pratique ce sport'.] 22h55 -- M6 HIGHLANDER 2 de Russell Mulcahy avec Christopher Lambert, Sean Connery, Virginia Madsen 1991 -- 1h35 -- États-Unis -- VF -- CP -> P [-> o] Psychotronique à fond... Déjà croquignolesque au départ, le film est remonté par les producteurs qui le rendent encore plus incompréhensible. Sean Connery, légèrement décédé dans le premier Highlander, revient protéger la couche d'ozone et demande à Connor MacLeod de l'aider. Plus de Queen ce coup-ci mais un membre de Police. Sean Connery a dû croire qu'il tournait Zardoz 2. [J'ai rarement autant ri au cinéma. Une réplique hilarante de Christophe Lambert est (c'est de mémoire, ça doit pas être ça) : 'Pour détruire ce bouclier, il n'y a qu'une solution : il faut le détruire'] 00h50 -- Canal + JEU DE CONS de Jean-Michel Verner avec Frédéric "Taxi" Diefenthal, Anthony "il vous en prie junior" Delon 2001 -- 1h20 -- France -> Pas vu. Max Pécas not dead ? ----- Mardi ----- 20h55 -- TF1 HORS D'ATTEINTE (Out Of Sight) de Steven Soderbergh avec George Clooney, Jennifer Lopez, Ving Rhames, Nancy Allen 1998 -- 2h20 -- États-Unis -- VF -- CP -> *** Oui, c'est hollywoodien en diable, oui Jennifer Lopez fliquette en tailleur Chanel, c'est peu crédible, oui c'est cousu de fil blanc. Mais on s'en tape complètement. Soderbergh a livré ici le film le plus cool et le plus glamour qu'on ait vu de ce côté-ci de Los Angeles depuis une éternité. Respectant mieux l'univers d'Elmore Leonard que Jackie Brown ou Get Shorty, le film parvient à ressusciter tout le climat des comédies sophistiquées des années 60 (celles confiées à Blake Edwards ou Robert Quine) sans non plus tomber dans le piège du passéisme. Soderbergh emprunte beaucoup (la scène d'amour est reprise de "Ne vous retournez pas" de Nicholas Roeg, les éléments tarantinesques) mais en y apposant sa propre griffe. Clooney est un acteur au registre limité mais ici il trouve son personnage définitif, celui d'un escroc charmeur et élégant. Et c'est un des derniers rôles de Lopez avant qu'elle se mette à chanter. "L'Anglais" souffrira d'être un pompage trop marqué de "Point Break" et "Ocean 11" est trop creux pour marquer mais avec ce film, Soderbergh signe une oeuvre de commande loin d'être humiliante. 20h55 -- France 2 SOLEIL de Roger Hanin avec Sophia Loren, Philippe Noiret, l'inspecteur Navarro himself et Marianne Sägebrecht 1997 -- 1h50 -- France -> Pas vu. Laissez-moi deviner... Film autobiographique où Roger Hanin remercie sa jolie maman (Sophia Loren, Henri Verneuil avait préempté Claudia Cardinale), son gentil papa (Noiret), ses potes d'Algérie, attaque les odieux racistes et livre un plaidoyer pour la tolérance vaguement nostalgique. J'ai bon ? 21h00 -- Canal + TITAN A.E. de Don Bluth et Gary Goldman (dessin animé) 2000 -- 1h30 -- États-Unis -- VF -> Pas vu. Salué à sa sortie comme le Star Wars du dessin animé, il a surtout connu le succès public de Final Fantasy. Bluth est un des derniers artisans du dessin animé à l'ancienne (Brisby, Le Petit Dinosaure et la vallée des merveilles, Anastasia) mais ses tentatives de concurrencer Disney l'ont empêché de voir le renouvellement du secteur de l'animation entraîné par l'arrivée des Japonais et des images de synthèse. [Don Bluth a aussi fait le très marrant "Fievel et le nouveau monde".] 23h50 -- France 3 BAXTER de Jérôme Boivin avec Lisa Delamare, Jacques Spiesser 1988 -- 1h25 -- France -> Pas vu. [-> o] Premier film où l'on repère vraiment le nom au générique de Jacques Audiard (lui et Boivin écriront ensemble Confessions d'un barjot), c'est une tentative de film d'épouvante à la française. [... et c'est raté. D'abord, ça n'a rien d'effrayant (mis à part qu'ils ont choisi un chien relativement laid), ensuite, le chien parle et ça fait pas peur du tout, et puis c'est filmé sans grand intérêt.] -------- Mercredi -------- 22h40 -- Arte L'IMPITOYABLE LUNE DE MIEL (I married a strange personn) de Bill Plympton 1997 -- 1h15 -- États-Unis -- VO [-> ***] [Un vol d'oiseau. Deux d'entres eux se prennent d'amour et copulent en plein vol. Ne regardant plus devant eux, ils s'écrasent contre l'antenne parabolique posée sur le toit de la maison d'un jeune couple. Le faisceau de la parabole est alors redirigé dans le jardin et, frappant une cannette de bière, touche Grant, l'époux, installé devant son téléviseur. Ce choc lui fait pousser un furoncle dans le cou qui lui permet de réaliser des tours de magies particuliers. Des chansons très marrantes, une charge contre l'univers de la télé, l'armée et l'église. Un peu long vers la fin, mais très réjouissant.] ----- Jeudi ----- 20h40 -- Arte LOST KILLERS de Dito Tsindtsadze avec Nicole Seelig, Misel Maticevic 2000 -- 1h40 -- Allemagne -- VO -> Pas vu. C'est déjà bien d'arriver à orthographier correctement le nom du réalisateur. S'il faut en plus voir le film... 21h00 -- France 3 LA GIFLE de Claude Pinoteau avec Isabelle Adjani, Lino Ventura, Jacques Spiesser, Francis Perrin, Annie Girardot 1974 -- 1h55 -- France -> Pas vu. [-> ** (vu y'a quinze ans)] Comédie dramatique comme la Gaumont en usinait à l'époque. Après s'être essayé au polar, Pinoteau trouvait son filon, la comédie familiale, que des dizaines de rediffusion de la Boum ou de l'Étudiante prolongent toujours à la télé. [Bon, c'est sûr que c'est plus très frais dans ma tête, mais Lino Ventura était particulièrement drôle dans ce père complètement déboussolé par sa fille, et lorsque la gifle arrivait (c'est tout ce que le film a à offrir comme suspens), on se disait qu'il était d'une patience infinie. C'est quand même un poil mieux que la Boum. Quant à l'Édutiande...] 21h00 -- Canal+ ROBERTO SUCCO de Cédric Kahn avec Stefano Cassetti, Isild Le Besco, Patrick Dell'Isola, Estelle Perron 2000 -- 2h00 -- France -> * Quelqu'un peut-il me dire ce que Cédric Kahn a voulu filmer ici ? Dans la biographie de Roberto Zucco, il semble en effet avoir perdu son sujet, hésitant entre le polar (il livre L'Étrangleur de Boston en moins bien) et l'intrigue sentimentale (la "bluette" avec Isild Le Besco, qui n'a pas l'épaisseur de jouer un rôle principal). Réussi sur le plan technique, le film souffre donc de tourner à creux (les scènes avec le flic), sans thématique forte (pour la vie d'un fou, on ne saurait exiger la cohérence...). Reste la découverte d'un acteur intéressant dans le rôle titre. __________________________ LES PROGRAMMES CABLES / SAT (Sélection) MY LEFT FOOT PULSIONS (De Palma) CONVERSATION SECRÈTE (Coppola) HUDSON HAWK, GENTLEMAN ET CAMBRIOLEUR WILLY WONKA AU PAYS ENCHANTÉ LE LAURÉAT LE GRAND SAUT [Film boudé à tort des frères Cohen qui mérite une redécouverte] SHINING LA DÉSANCHANTÉE LA NUIT DU CARREFOUR LES DAMNÉS DÉLIVRANCE [Rhaaaaaaaaaaaa] PAT GARRETT ET BILLY LE KID BIRD (Eastwood) THELMA ET LOUISE FOXY BROWN TWIN PEAKS LA GUERRE DES MONSTRES MOTHRA CONTRE GODZILLA ROSENCRANTZ ET GUILDENSTERN SONT MORTS BABY DOLL LE JOUEUR DE FLÛTE LADY OSCAR TÉMOIN À CHARGE ZÉRO DE CONDUITE L'ATALANTE ____________ ABRÉVIATIONS VO: Version Originale VF: Version française VM: Version multilingue CP: Coupures publicitaires Les notations ultra subjectives, il va sans dire... o : Nul * : Bof, bof ** : Mouais *** : Bien **** : Extra P : Psychotronique -- Publier sur fr.rec.cinema.selection : <URL:http://minilien.com/?NMCOTe6cvv> Archives de fr.rec.cinema.selection : <URL:http://minilien.com/?Y1XQG35qgJ>
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