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[Date Prev][Date Next][Date Index] [CRITIQUE] The Majestic (Frank Darabont - 2001)
[Mod: Ceci est la deuxième publication d'un article déjà paru sur fr.rec.cinema.discussion] HISTOIRE Peter est un scénariste qui connaît la gloire, seulement il est accusé d'être communiste. Ecoeuré, il part, quitte tout pour une autre ville. Un accident de voiture et le voilà amnésique. Un habitant de la petite ville où il a atterri reconnaît en lui son fils pourtant disparu durant la guerre... CRITIQUE C'était l'époque où les devantures de cinéma faisaient rêver grâce à leurs mille couleurs, l'époque où les billets étaient encore des bouts de cartons si caractéristiques et non pas des pseudo-facturettes. C'était une époque où tout le monde se connaissait, se saluait, faisait la fête ensemble pour partager un moment de joie ou se serrait les coudes dans les moments durs. Cette époque est ici un endroit, c'est la petite ville de Lawson. C'est là, dans une cure d'humanité que Peter (Jim Carrey) va apprendre les valeurs oubliées, aussi bien humaines que sociales, pour pouvoir ensuite faire face et front contre le fascisme de son propre pays, les Etats-Unis. The Majestic fut un échec aux Etats-Unis. Faut-il s'en étonner ? Pas vraiment. Les films sur le maccarthysme n'ont que très rarement fonctionné. Cette page est bien sombre dans l'histoire des Etats-Unis et à l'inverse de celle du Viêt-Nam, bien difficile à tourner. Peut-être sans doute parce que les critiques et les pratiques de cette époque n'ont pas vraiment changé. L'intolérance est toujours là, l'ethnocentrisme aussi. Mais cela permet aussi à The Majestic d'être ainsi toujours d'actualité. Au-delà de la dénonciation d'une époque guère glorieuse des Etats-Unis, Darabont fait aussi et avant tout un film sur Hollywood, d'une manière assez originale puisqu'il s'agit en fin de compte de l'histoire d'un cinéaste qui passe « de l'autre côté » et qui devient pendant un temps... un spectateur. Certes ce qu'apprend Peter, c'est le courage, les valeurs, etc, mais c'est aussi (dans la perspective hollywoodienne), la vraie importance du cinéma. Il découvre à quoi sert et doit servir le cinéma. Non pas à parader, monter quelques marches, mais donner envie de vivre, offrir de la joie, laisser les problèmes de côté le temps de se ressourcer, de respirer. Le cinéma, c'est la couleur, éclatante à l'instar de la devanture multicolore du Majestic que Darabont filme en long et en large. L'hommage est touchant, le message nécessaire à une époque où ceux qui font le cinéma (en France notamment) oublient d'y aller, comme simples spectateurs. Alors certains pourront être agacés par le sentimentalisme qui parcourt le film. Il fait pourtant partie intégrante de la volonté du metteur en scène qui rend aussi hommage au cinéma des années 40/50 et à Capra en particulier. Quant au patriotisme, pour une fois, il ne sent pas trop mauvais puisqu'il correspond à la définition qu'en donnait J.F.K : « le patriote, c'est celui qui lutte contre son gouvernement pour le bien de son pays »... Et puis ce film permet de répondre à une question cruciale : mais où est passé la statuette en or que dérobait Indiana Jones au début des Aventuriers de l'arche perdue ? Elle est à Hollywood bien sûr, et sert encore dans des films de série B... LIENS Site officiel ttp://www.movies.warnerbros.com/themajestic (US) Critique écrite par Dumbledore, et publiée sur le site http://dvdtoile.com -- Publier sur fr.rec.cinema.selection: http://minilien.com/?NMCOTe6cvv Archives de fr.rec.cinema.selection: http://minilien.com/?Y1XQG35qgJ
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