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[Date Prev][Date Next][Date Index] Spy game (Tom Scott)
J'ai beaucoup aimé le film de Tom Scott. Outre la présence de Robert Redford
(toujours aussi immense à l'écran, malgré son âge, ou peut-être grâce aux
rides qu'il lui creusent sur le visage), ce film bénéficie d'un scénario
très bien contsruit, d'une belle image, néanmoins discrète et posée, d'une
histoire assez légère de la CIA depuis la Seconde Guerre, où la grande
maison en prend plein la gueule, chose surprenante comme sortie si peu de
temps après la disparition des Twin Towers, ce qui prouve, à mon avis que le
[bon] cinéma américain (rebelle , etc ...) a une capacité certaine, bien
meilleure que la mauvaise production de HOLLYWOOD, pour se remettre du pire
et au travail, d'une histoire amoureuse relativement hors norme, double,
entre le recruteur et le recruté, et entre le recruté et la belle révoltée,
d'une histoire sans idéal et sans compromis où les salauds passent comme
tels, sans habillage et avec costumes trois ou deux pièces, d'une révolte
enfin d'un membre du système (RR) partant à la retraite qui profite des
amitiés et des fidélités personnelles pour flouer son Administration et
sauver les justes (happy end complètement amoral et moral, pratiquement anti
américain, en tous cas opposé à une image administrative et puissante de
l'Amérique, celle qui s'assoit sur l'intérêt et les principes de ce peuple
pour assurer les affaires et les apparences.
En bref :
Un film à voir (à mon avis).
Cordialement
FAB
Images assez poignantes de certaines guerres (moins sur l'occupation
américaine en EUROPE après 45, mais surtout au VIETNAM et au LIBAN).
Impressionnant le LIBAN.
La scène finale sur la libération des "gentils" dans une prison chinoise est
celle qui se rapproche le plus du cinéma hollywoodien d'action, mais c'est
aussi celle qui "démontre" le mieux la capacité de la CIA a pouvoir être
bernée de l'intérieur et pour la juste cause (fait ou faux ?C'est quand mêma
rassurant de voir que le grand pays arrive à faire passer ça, esprit de la
démocratie, tôt où tard tout se dit ...). Elle montre également une vision
totalement corrompue de la Chine actuelle. Et là, entre une idéologie qui
devient une coque vide, et incompréhensible, une élite qui ne se maintient
que par la répression de groupes certes limités mais pensants (que vient y
faire une occidentale ?) avec la complicité des gouvernements étrangers pour
des raisons de marché, je ne crois pas que le metteur en scène se plante
beaucoup, et je ne pense pas que la Chine soit le seul pays où les images se
brouillent, même si la manque de tranparance et l'importance de la
population en font un emblème de la déroute démocratique et de la fin des
oligarchies idéocratiques.
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