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[Date Prev][Date Next][Date Index] [AVIS] Mes Voisins les Yamada
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Bon, puisque Yannick m'en avait demandé une critique, je me lance.
Je ne suis pas très expérimenté en la matière, par pitié soyez
indulgents ^^;
_Mes Voisins les Yamada_ est donc le dernier film du studio Ghibli,
studio fondé par Hayao Miyazaki et Isao Takahata et déjà à l'origine
d'oeuvres comme _Kiki's Delivery Service_, _Laputa_, _Nausicaa_,
_Porco Rosso_, _Le Tombeau des Lucioles_, _Tonari No Totoro_ ou bien
encore _Princesse Mononoke_.
Takahata signe ici une oeuvre atypique, au style tout à fait différent
des précédents films du studio. En effet, tout ici n'est que crayonnés
et esquisses, les personnages ressemblants à de minuscules aquarelles
animées douées de parole. Le dessin est donc très sobre, mais cela
n'empêche pas l'animation d'être remarquable, notamment lors de grands
travellings pendant lesquels les décors défilent avec une fluidité
confondante.
Si l'on devait comparer cet anime avec une production occidentale,
je dirais qu'on a là une sorte de mélange entre _les Simpsons_ pour
le style graphique, la vie de la famille, mais aussi _les Bidochons_
essentiellement pour les rapports existant entre Takashi, le père,
et Matsuko, la mère.
[SPOILER] Wr crafr ra cnegvphyvre à prggr fpèar uvynenagr qnaf yndhryyr
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bograve yn géyépbzznaqr, rg cbhibve ertneqre yr cebtenzzr
dh'vy qéfver.
Le film conte donc, au travers de petites scènes, la vie quotidienne
de cette petite famille que le réalisateur a voulue aussi banale que
possible : le titre "Mes Voisins..." indique cette notion de proximité.
Chaque personnage a un caractère bien particulier, mais tous ont ces
petits cotés qui font que chacun se reconnaît en l'un d'entre eux.
Takashi, le père, tente tant bien que mal d'exercer une autorité toute
masculine sur sa femme. C'est un simple salary-man qui, comme beaucoup
de japonais de son âge, se tue au travail.
Matsuko, la mère, est une femme au foyer dévouée, mais très trèèèèèèès
paresseuse ^^; Malgré tout, sa gentillesse la pousse tout de même à
fournir des efforts, mais... pas trop non plus.
Shige, la mère de Matsuko, est une vieille femme énergique qui n'hésite
pas à dire ce qu'elle pense. Elle est serviable, mais très tête-en-l'air
encore que cette caractéristique semble commune à l'ensemble des membres
de la famille Yamada.
Noboru, le fils, entre de plain-pied dans l'âge ingrat. Il souffre
de difficultés à se mettre au travail, a donc des difficultés scolaires.
Il a toutefois l'air d'être le membre de la famille le plus mature, avec
sa petite soeur.
Enfin, Nonoko, la petite fille, toute petite, assez mature mais aussi
tellement naïve et mignonne qu'elle fait craquer même les plus insen-
sibles des spectateurs ^^;
Tout ce petit monde vit, donc, devant nous, s'alimente, joue au catch-
ball, fait des courses, autant d'action banales qui deviennent tout d'un
coup magiques et hilarantes grace au talent de Takahata. A la fin de
quelques scènes, des Haïku viennent ponctuer le film, et illustrer le
propos d'une façon subtile et touchante.
En conclusion, Takahata nous livre ici un dessin animé touchant,
très drôle, qui devrait donner du fil à retordre aux personnes qui
pensent que les animes sont obligatoirement remplis de filles de
rêves à la poitrine hallucinante dans le seul but de nous faire
fantasmer (désolé, j'ai pas pu m'en empêcher :] )
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C'est la contemplation de la connerie qui donne la vocation du pouvoir.
-- Bertrand Blier
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