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[ANALYSE] Le cinema Fantastique et de Science Fiction (Part II - 1968 -2001]


  • Subject: [ANALYSE] Le cinema Fantastique et de Science Fiction (Part II - 1968 -2001]
  • From: "Bruno" <lecinemadebruno@free.fr>
  • Date: 11 Feb 2001 15:30:27 GMT
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 I     LE CINEMA FANTASTIQUE ET DE SCIENCE FICTION  / PART   II   I
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IV- 1968 - 1980 : EVOLUTION DES MOURS, REFLEXION DU CINEMA SUR LE FUTUR
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1968 : L'évolution des mours est en route : la  révolution estudiantine en
France, la révolution sexuelle aux Etat Unis, tout est prêt pour la
révolution cinématographique du Fantastique et de la Science Fiction. Cette
révolution est initiée par les USA et ceux ci garderont dorénavant la
mainmise sur ces styles.

Les fers de lance des révolutionnaires portent les noms de Kubrick pour la
S.F. et Polanski pour le fantastique et les deux films charnière qui
bouleverseront l'histoire du cinéma à jamais : "2001 , a space odyssey" et
"Rosemary's Baby" tous deux sortis en 1968.

1968 année charnière: finies les séries B, la SF sera dorénavant visuelle,
divertissante mais ne manquera pas de faire réfléchir.
Quelqu'un a dit un jour : "Il y aura à jamais deux Science Fiction au cinéma
, l'avant et l'après 2001". L'esthétisme de Kubrick améliorée par le
scénario co-écrit avec Arthur C. Clarke : l'osmose est presque parfaite
(peut on atteindre un jour la perfection ?) . Kubrick se repenchera sur le
style 3 ans plus tard en adaptant le roman d'Anthony Burgess "A Clockwork
Orange" (1971).

Parallèlement à cette nouvelle Science Fiction, un autre courant est né
pendant la période des années 70 : La SF "post-apocalyptique" : l'homme
n'est plus qu'un jouet dans les mains d'une entité supérieure. Que ce soit,
une société supérieure ("Rollerball" (1975), "Logan's Run/L'age de cristal"
(1976)),  le temps ("Planet of the Apes / La planète des singes" (1968)) ou
d'autres entités telles que l'ante christ ("Holocaut 2000" (1977))
"Soylent green" (1973) nous présente, quant à lui,  le monde surpeuplé,
démuni, affamé,  presque à l'agonie qui a trouvé une solution pour se
suffire à lui même : la SF devient pessimiste .Prenez vous en charge pour
éviter que le monde délabré semblent nous dire nous dire les auteurs de
l'époque. : la liberté d'expression passe aussi par le cinéma.

1968 : année charnière : Le fantastique rejoint le quotidien : Roman
Polanski dans "Rosemary's baby", nous  présente un film fantastique sans
jamais montrer d'effets spéciaux : l'atmosphère est de retour, elle est
envoûtante, elle vous prend aux tripes, et vous presse comme un citron
jusqu'à la scène finale : le renouveau du Fantastique est là avec un sujet
inédit et original : la révolution est en marche, fini les monstres
angoissants, finies les momies et autres Frankenstein : l'heure est au
fantastique "réel".
Les films s'orientent de plus en plus vers des thèmes mystiques, les
possessions "The Omen" (1976) ou autres "The Exorcist" (1973)  font
recettes. On est pas prêt de rigoler en regardant un film fantastique .

Erreur car qui aime bien, châtie bien ! les films fantastiques commencent à
être parodiés.

Le premier à avoir commencé est celui qui a révolutionné le genre : Roman
Polanski. Et ce un an avant "Rosemary's Baby".
En 1967, " The Fearless Vampire Killers" (le bal des vampires), commence de
façon magistrale la parodie des films de monstres, film qui sera suivi par
d'autres parodies mythiques "Young Frankenstein" (1974) de Mel Brooks et
"The Rocky Horror picture Show" (1975) et "Phantom of he Paradise" (1974)
qui non seulement se paient le luxe de se payer la tête des films
fantastiques mais se moquent en plus des Comédies Musicales..
Mais la révolution continue à se profiler : les écrans des salles de cinéma
grandissent, le son se veut stéréo, les auteurs commencent à compter
l'argent que rapporte leur film et le cinéma veut devenir le loisir préféré
des personnes : les années fric commencent.

V - 1980-2001 : L'AVENEMENT DES EFFETS SPECIAUX
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L'éclosion des Golden Boys a ramené le cinéma à une triste réalité :
l'Argent !
Dès lors, Hollywood n'aura plus qu'un seul but avoué : amener le plus de
gens possibles dans les salles pour les distraire et  pour cela, un bon
moyen a été trouvé : la surenchère des effets spéciaux.

La réutilisation des effets spéciaux pour amener les gens au Cinéma, leur
vendre du spectacle  ne va pas s'avérer difficile. Déjà en 1977 "Star Wars"
avait révolutionné les salles de cinéma en emmenant les spectateurs dans une
aventure hors du temps et hors des aspirations terriennes : le Space Opera
était né !
S'engouffrant sans vergogne (mais avec une certaine réussite côté effets
spéciaux) deux ans après Star Wars, une petite série télévisée de SF des
années 60  engage un grand réalisateur habitué du style.
Robert Wise réalise "Star Trek, The motion picture", surenchère d'effets
spéciaux avec LE réalisateur des effets de 2001 : Douglas Trumbull : le film
est esthétique, le film est beau, mais il n'est pas sans rappeler 2001 et il
manque sérieusement de contenu. La SF est dorénavant comme cela, il faudra
s'y faire.

Pas sûr... les effets spéciaux sont bel et bien là, mais des réalisateurs
pensent que ceux ci peuvent être utilisés  pour appuyer la puissance de
l'histoire. Ridley Scott est de ceux là. Son "Alien" en 1979 et son "Blade
Runner" de 1982 sont là pour le prouver : l'esthétique, les effets sont
présents. Les histoires sont toujours interessantes sur la place de l'homme
dans l'Univers mais, ces films ne feront qu'un feu de paille avant que
n'arrive la nouvelle notion inventée par Hollywood : les "Blockbusters"

Le rouleau compresseur du marketing est en route : investir le maximum
d'argent (à moindre risque) pour engranger encore plus d'argent : le système
hollywoodien est simple et fonctionne parfaitement : la surenchère d'effets
spéciaux coute cher mais les studios sont prêts à payer pour ramasser leurs
gains : T1, T2, ID4, MIB, Armaggedon, Godzilla,  SWE1, .
toujours plus d'enchères, toujours plus de recettes et puis et  puis, et
puis . et puis ..

La lassitude des vrais amateurs de SF : des réalisateurs amoureux des styles
d'antan  remettent en cause tout le système. Ils réalisent des films qui
commencent à se réinteresser à l'homme et à ses pensées ("Dark City",
"Gattaca", "The 13th floor"). Ils réutilisent les effets spéciaux pour
appuyer le propos de l'histoire et non vendre de l'image aux spectateurs.

Et le fantastique là dedans me direz vous !

De grands metteurs en scène préfèrent rester dans les séries B : John
Carpenter avec des films comme "Fog", "In the mouth of madness", "Prince of
Darkness", réalisant les meilleurs films du genre de ces dix dernières
années sont décriés : "Ouahhhhhhhh, c'est ringard", "ouahhhhhhhh, pas de
sang, pas d'effets spéciaux !!!"
Ce qui n'empêche leur talent !

Oh bien sûr, il y a quelques exceptions, recemment, "The mummy" a fait un
carton en reprenant le style de film des années 40-50 en y ajoutant
l'humour. On retrouve aussi les super héros  tels que Batman, Superman,
Flash Gordon, X-Men, .. Le succès est là, c'est mérité, mais ca reste tout
de même de vrais films hollywoodiens bourrés d'effets spéciaux.

De même, le retour du fantastique "esthétisant"  n'a fait qu'un feu de
paille : le "Dracula" de Francis Ford Coppola ou encore "The Crow" font
partie des meilleurs films du genre mais  n'ont pas trouvé leur public (ni
en salle, ni chez soi, nouvelle façon de consommer le cinéma) .

Alors, que vont devenir la Science Fiction et le Fantastique dans le futur.


VI - 2001- Qui sait..
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A l'heure de la ressortie en salle de "2001", le cinéma Fantastique et de
Science Fiction, peut reprendre tout son véritable sens : la réflexion sur
l'humanité, sur le futur et l'intégration dans le monde des "personnes
différentes"'.
Alors que vont nous proposer les studios de cinéma et les auteurs de SF : de
véritables histoires reposant sur de vrais scénarios comme dans le temps ou
se contenteront-ils de continuer sur la lancée actuelle en nous proposant
toujours plus d'effets et de technologie  cinéma dynamique, les salles de
cinéma sur vérins.
Personne ne le sait réellement et, pour l'instant,  mais le challenge à
relever est fantastique et tout cela reste encore de la Science Fiction..


PS : l'intégralité de l'article est  disponible sous le format Word 97 sur
simple demande par e-mail et sans frais :o)  )

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Bruno : Lecinemadebruno@free.fr

"- Je sais que je suis un peu superficielle...
  - Mais non, je te trouve ravissante"
                                     "Harry, un ami qui vous veut du bien"

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