[Recherche]
[Date Prev][Date Next][Date Index]

[AVIS] La sagesse des crocodiles


  • Subject: [AVIS] La sagesse des crocodiles
  • From: Vincent Jaubert <jjlapin@netcourrier.com>
  • Date: 20 Aug 2000 14:20:04 GMT
  • Approved: frcs-mod@lists.freenix.org
  • Followup-to: fr.rec.cinema.discussion
  • Newsgroups: fr.rec.cinema.discussion,fr.rec.cinema.selection
  • Organization: Guest of ProXad - France
  • Sender: modappbot@dspnet.claranet.fr
  • Xref: isdnethub fr.rec.cinema.discussion:133227 fr.rec.cinema.selection:518

La sagesse des crocodiles(the wisdom of crocodiles) de Po-Chih Leong.
Britannique (1h48) Jude Law, Elina Löwensohn, Timothy Spall, Kerry
Fox.

Que c'est difficile la vie de vampire moderne, quand on doit faire
disparaître les corps de ses malheureuses victimes, travailler pour
gagner sa vie, et se battre contre les gangs qui en veulent à votre
argent. Et si en plus on tombe amoureux d'une de ses proies, il vaut
mieux changer de métier.

Po-Chih Leong nous livre dans ce film sa vision d'un vampire
contemporain, incarné par le très honnète Jude Law, vampire à l'agonie
perturbé par ses sentiments amoureux .

La représentation du vampire est assez sobre: ici, point d'effets
spéciaux mirobolants (je ne sais même pas si il y a une seule image de
synthèse, ce qui à l'heure actuelle est assez rare pour être
souligné), c'est avant tout d'un homme dont il s'agit, si bien qu'on
passe une grande partie du film à se demander si le "vampire" n'est
pas un simple détraqué . Ce parti pris de nous montrer cette créature
légendaire par son côté humain aurait pu être une bonne idée, si elle
avait été poussée jusqu'au bout. En effet, le film hésite entre
plusieurs directions, intrigue policière, fantastique, psychologie
amoureuse. Cependant, en voulant satisfaire tout le monde, il reste
dans la médiocrité, aussi bien sur le plan du fantastique, trop léger
pour satisfaire les fans du genre, que du côté de la description de la
psychologie des protagonistes, pas assez approfondie pour
véritablement apporter quelque chose de nouveau. Et ce n'est pas
l'intrigue policière, balayée en deux ou trois scènes qui relèvera le
niveau.

Ce qui aurait pu constituer une belle peinture romantique d'un vampire
désabusé, ne se révèle être au final qu'une énième version d'un mythe
déjà fort visité, délayée dans quelques pincées de poudre aux yeux.
Cependant, si on est pas allergique au genre, ça se laisse tout à fait
regarder, surtout en cette saison très riche en nanars mouillés.

-- 
Vincent Jaubert

Dark City Vs The Matrix: http://jjlapin.free.fr/compar1.html

-- 
Bien publier sur fr.rec.cinema.selection:
        <URL:http://www.frcs.assoc-38.org/pratp.html>
Les archives de fr.rec.cinema.selection: <URL:http://www.frcs.assoc-38.org/>