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[Date Prev][Date Next][Date Index] American beauty?
[Mod: Ceci est la deuxième publication d'un article déjà paru sur fr.rec.cinema.discussion] American Beauty Une vie bien paisible pour une famille américaine dans une ville tout ce qu’ il y a de plus commun. Voilà par quoi commence American Beauty, le premier film de Sam Mendes, un anglais déjà connu aux Etats-Unis pour ses grandes réalisations théâtrales. Et même si les procédés de voix off s’adressant directement au spectateur ainsi qu’un sur-maquillage des acteurs laisse à penser que ce début de scénario banal annonce un film qui lui aussi s’avérer banal, l’œuvre ne va pas tarder à rebondir dans la tragédie satirique de l’ American way of life contrairement à ce que laissait entendre le titre (l’ American Beauty est aussi paraît-il le nom d’une rose). Effectivement, une fois les clichés passés, le commencement un peu mou devient film plus piquant déjouant avec virtuosité toutes les embûches qui auraient pu faire d ’American Beauty un navet de plus sorti d’une major. Et tout y passera. Même si l’on met un peu de temps à y prendre goût, la saveur laissée par le film n’est pas détestable. Entre adolescente «complexée », père «mouillant son slip » dès qu’il aperçoit une amie de sa fille, mère ayant perdue goût à tout ce qui faisait sa vie pour devenir une victime de la société américaine. Tous sont en réalité victimes d’une société qui a perdu les pédales, une société dans laquelle on se fout de notre gueule en demandant de tendre l’autre joue. Oui, tout va bien, jusqu’au jour où le gentil papa va tomber follement amoureux de l’amie de sa fille et subitement se rendre compte par la même occasion de ce qu’est devenue sa vie. Il va alors tout lâcher pour elle, cette beauté, et se remet à faire du sport, fumer du cannabis : bref, profiter pleinement de sa vie jusqu’alors non-vie. C’est donc malgré certaines «lourdeurs » du scénario et une réalisation pas toujours au top que l’on s’attache à ce film qui reste juste. On y retrouve ses envies de changer le monde, un monde qui sombre, mais surtout, on se sent un peu moins seul à constater toutes ces conneries qui nous entourent au quotidien. Alors que… pourtant tout est si simple. Nous vivons dans un monde d’une telle beauté que l’on se sent parfois étouffé par elle, nous confie le héros. Mais il nous l’a annoncé au début, il devra mourir, alors qu’il vient tout juste d’atteindre le… oui, le plaisir, la joie de vivre comme il le fait. Contrairement à certains avis parus dans la presse, je ne trouve pas la fin déplacée. Si certains y ont vu une punition infligée à notre personnage principal, j’y vois une fin alors qu’il a enfin atteint le bonheur, une fin injuste infligée par la main armée d’un personnage symbole de la société américaine. Mais ne nous y trompons pas, les Américains ne sont pas les seuls à être visés par cette œuvre. Et si en sortant du film vous avez, comme j’ai eut, envie de gueuler un bon coup, comme ça, juste pour voir, et bien pourquoi pas après tout… cette critique et bien d'autres http://jump.to/cinefilm -- Bien publier sur fr.rec.cinema.selection: http://www.frcs.assoc-38.org/pratp.html Les archives de fr.rec.cinema.selection: <URL:http://www.frcs.assoc-38.org/>
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