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Princess Mononoke


  • Subject: Princess Mononoke
  • From: "R.R" <raphael.richard1@libertysurf.fr>
  • Date: 15 Feb 2000 11:59:45 GMT
  • Approved: frcs-mod@lists.freenix.org
  • Followup-to: fr.rec.cinema.discussion
  • Newsgroups: fr.rec.cinema.selection
  • Organization: Cinefilm
  • References: <889fj3$qv8$1@news2.isdnet.net>
  • Xref: isdnethub fr.rec.cinema.selection:392

[Mod: Ceci est la deuxième publication d'un article déjà paru sur
fr.rec.cinema.discussion]

Princesse MONONKE
Critique

Miyazaki réalise ici son dernier film : il l’a publiquement dit, il désire
mettre un terme à sa carrière. On comprend pourquoi en voyant Princesse
Mononoké. Un film comme celui-ci représente sans aucun doute plusieurs
années de travail pour toute une équipe. Mais le résultat n’en est que
meilleur. Ceux qui ont déjà vu "mon voisin Totoro " ou encore "porco Rosso "
le savent, Miyazaki ne fait jamais dans le misérabilisme. Avec son dernier
opus, un monde merveilleux s’ouvre à nous. Merveilleux en tous sens d’
ailleurs, car le film joue la carte de l’esthétisme délaissant
définitivement les graphismes mal léchés auxquels les dessins animés
japonais nous avaient jusque là habitués. C’est dans un univers grandiose
dans lequel nous nous plongeons avec plaisir pendant les deux heures et
quart du film, dans un univers situé entre réel et merveilleux : le
fantastique. Le "dieux cerf " règne sur la forêt. Mais, la forge la plus
proche en vient à manquer de matières premières, et c’est à la montagne que
ses ouvriers s’attaquent, détruisant la nature.

Situé dans une époque charnière de l’histoire du japon, le film évite
heureusement le piège que de tomber dans un univers trop manichéen en se
servant parfaitement des notions de bien et de mal, en les relativisant sans
pour autant tomber dans le grotesque. Fondé sur un récit ou plusieurs
histoires (deux principales) s’entremêlent, s’alternent, le film va de l’
avant et séduit par ses alternances et sa modération en chaques choses.
Ainsi, les scènes de déplacements (forts nombreuses par ailleurs) sont
suivies de scènes de réflexions et d’action.

Dès le début du film, on le comprend, il nous faudra abandonner tous nos
reperds pour mieux nous imprégner de l’œuvre et mieux la savourer. Malgré
tout, on retrouvera de nombreuses références historiques ou bien artistiques
(les deux se rejoignant ici chez Akira Kurosawa notamment). Les mythes
japonais occupant une grande place dans l’œuvre, elle sera une façon de plus
de découvrir ou de redécouvrir une religion d’une grande beauté, le
shintoïsme.

Pour en savoir plus...

http://membres.tripod.fr/cinefilm/mononoke/index.html

Cette critique et bien d'autres sur Cinefilm
http://jump.to/cinefilm




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