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WTF do I go & see the James Bond ? *


  • Subject: WTF do I go & see the James Bond ? *
  • From: "Candide" <Candide@DarkCity.fr>
  • Date: 9 Dec 1999 06:29:43 GMT
  • Approved: frcs-mod@lists.freenix.org
  • Followup-to: fr.rec.cinema.discussion
  • Newsgroups: fr.rec.cinema.selection
  • Organization: Meunet
  • References: <ggC34.131$n03.465@aldebaran.worldonline.fr>
  • Xref: oceanite.cybercable.fr fr.rec.cinema.selection:20

[Mod: Ceci est la deuxième publication d'un article déjà paru sur
fr.rec.cinema.discussion]

* Pourquoi *** de **** vais-je voir les James Bond ? (traduction pour éviter
la censure AllGood)


PSY : Votre nom déjà ?

MOI : Candide. Just Candide.

PSY : Komment va votre Kunégonde ?

MOI : Là n'est pas la question, Herr Doktor. Voilà mon problème : je souffre
d'une dépendance aiguë aux films d'action typiquement hollywoodiens, d'où je
sors abasourdi par la haute technicité des maîtres es SFX, et de la vacuité
des histoires/personnages/sentiments/réflexions.

PSY : Vous Karikaturez mon cher. Il y a des films d'action estampillés comme
tels dont les effets spéciaux, outre leur scénar à dormir debout, sont
loupés (Le Pacificateur, Le Légionnaire) et d'autres estampillés aussi comme
tels qui, outre leurs effets spéciaux à tomber par terre, sopnt magistraux
avec leur scénar fourmillant d'idées (Matrix, 13th Floor)...

MOI : Of course, Herr Doktor. En fait, j'ai plus précisément une addiction
douloureuse aux James Bond. Puis-je vous parler du nouveau tout fraîchement
sorti sans spolier votre suspense ?

PSY :Of kourse, cher ami. J'ai déjà assez de films de psy en ce moment pour
éviter de me rabattre sur le 1er james Bond venu...

MOI : OK. Voilà tout a commencé dans ma petite enfance... Je me levais le
dimanche matin à 5 h du mat pour monopoliser le magnétoscope de mes parents
et savourer seul les video enregistrées la semaine.

PSY : Ke vous regardiez avec une main sur la zapette de la TV et l'autre sur
la votre...

MOI (outré) : Je ne vous permets pas, Herr Doktor ! Ne ramenez pas tout au
sexe SVP !!... Bon, je reprends : Parmi ces videos, j'ai bien dû me faire
les 3/4 de la videothèque de JB. Faut dire qu'à cette époque de fragilité
mentale où le petit scarabé est très influençable, j'étais fasciné par les
films qui bougeaient bien, et les JB étaient le fleuron de ces films,
surtout que certains venant du fin fond des années 60 brillaient déjà par
leurs cascades et autres effets pyrotechniques...

PSY : Vous aimez jouer avec le feu ?

MOI : Quel rapport ? Vous n'y êtes pas Herr Doktor !...

PSY (vexé) : Reprenons, reprenons...

MOI : Le personnage de Bond me fascinait : smart, digne, toujours le bon
mot, même dans les situations les plus incongrues et les plus périlleuses,
une vie de luxe dans les plus beaux palaces et casinos, et de luxure dans
les bras des plus beaux fleurons du 2nd sexe de l'espèce humaine...

PSY : Seriez-vous par hasard sexiste et pour l'eugénisme ?

MOI (confus) : Vous n'y êtes toujours pas Herr Doktor ! Suivez Bon Dieu,
suivez ! ... En tout cas, c'est sûr que durant ces vertes années d'éveil de
mes gonades, la présence de ces créatures de rêve s'affichant de façon
inaccesible sur ce média de l'illusion doit être une raison non négligeable
de mon addiction JBienne...

PSY (jubilant) : Ah ah, nous y voilà... Au fait, kel est le premier James
Bond ke vous ayez vu ?

MOI : C'était un Roger Moore. Ahrr, toujours cette thématique de la première
fois... que l'on retrouve d'ailleurs dans The World Is Not Enough... Elektra
fut en effet initiée par l'anar Renard, et sa vie en fut chamboulé.
D'ailleurs personne n'oublie sa première fois, que l'on soit fille ou garçon
: le (ou la) 1er(e) amant(e) (à condition que l'acte d'amour eut été partagé
avec plaisir) reste à jamais en mémoire et en coeur, et souvent les
suivant(e)s lui ressemblent... mais je m'égare...

PSY : Kroyez-vous !?

MOI : Un trait caractéristique et commercial des JB qui appartient au mythe
JB est la puissance et la cohérence des titres qui charment inconsciemment :
Jamais plus Jamais, L'Homme aux Pistolets d'Or, GoldenEye, Les Diamants sont
Eternels, Demain ne Meurt Jamais, The World is Not Enough... Ca sonne tout
de suite mieux que La Bûche ou Peut-être, n'est-ce pas ? ;-)

PSY : Vous disgressez mon cher, ça n'a aukun rapport...

MOI (échauffé) : Si si, Herr Doktor, c'est symptomatique de l'antithèse ciné
US vs ciné (subventionné) tricolore...

PSY : Ne vous emportez pas, mon cher, c'est mauvais pour votre ékilibre
mental... Revenons plutôt à votre enfance...

MOI : Oui, Herr Doktor. Je me rappelle que tout petit je raffolais des
gadgets et véhicules qui se transformaient : par exemple, un de mes jeux
fétiches était un vaisseau lego(c) d'où un 4x4 pouvait sortir, et j'adorais
la voiture-fusée-bathyscaphe de l'evilesque docteur Mad dans le DA Gadget...
Je pense que les gadgets de JB s'inscrivent dans le prolongement logique de
cette attirance...

PSY : mmmmm.....

MOI : Et puis j'ai découvert le monde "merveilleux" du consumérisme, du
capitalisme, du commercial, et de Culture Pub (que je regarde
religieusement). Et là, JB était pour moi un régal : c'était entre mes
camarades et moi à celui qui reconnaissaient le plus de marques dans un
JB... (d'ailleurs je faiblis à ce petit jeu-là, car je n'ai même pas reconnu
la marque des sportshoes bleues offertes en bakchich...)

PSY : Donk vous aimez être un mouton kommercial ?

MOI (offusqué) : NON ! Je pense être assez intelligent et éduqué pour
connaître et déjouer l'effet abrutissant de la pub...

PSY : Mais vous retenez les noms de markes, non ?

MOI : oui, je suppose que l'objectif des publicitaires est en partie
atteint. Mais ça fait partie de mon plaisir d'intellectualisation d'un film
(enfin j'm'comprends)... A ce propos, j'ai adoré la guéguerre Mercedes vs
BMW (Dans le Pacificateur, Doug conduit une Mercedes bousillant des BMW,
alors que JB conduit des Z3...)

PSY : OK... Passons... Tiens au fait on m'a dit k'il y avait notre SM
nationale dans ce dernier JB ?

MOI : Oui oui... C'est bizarre comment nos stars françaises pour s'exporter
dasn les grosses productions amerloques sont obligées de jouer les "baddies"
(cf Jean Réno et Emmanuelle Béart dans MI1)... Personnellement je ne la
trouve pas canon canon, mais je pense qu'elle véhicule outre-atlantique la
sexy french touch. En tout cas elle ne fait pas le poids contre SASexissime
Denise Richards.... En y réfléchissant de plus près, je pense
qu'inconsciemment c'est son nom à l'affiche qui m'a fait dépensé 28F pour me
ruer dans la salle obscure... Faut dire que je suis fan inconditionnel
depuis ses "prestations" dans Starship Troopers et SexCrimes. Elle y exerce
sur moi une répulsante attraction, elle y est à la fois cutissime et
tête-à-claques... TWINE m'a satisfait complétement à ce point de vue, car on
y voit DR dans des accoutrements des plus sexy (short à la Lara Croft [tiens
je vote DR pour incarner la belle virtuelle), robe très courte mauve, Tshirt
mouillé moulant, et robe de soirée...)

PSY : Vous voulez me faire un dessin ou quoi !? Je ne vous fais pas passer
le test des taches d'encre, vous y verriez les mamelons ou le nez de DR...
Bon, autre point : Je connais votre penchant pour les scénars tordus,
complexes et riches intellectuellement...

MOI (flatté) : Bof ce n'est qu'un JB, avec ses inévitables séquences qu'on
attend avec un fatalisme certain ("My name is Bond... James Bond", le
prologue mouvementé, le générique psychédélique plein de filles
psychédéliques se trémoussant de façon psychédélique, sa rencontre avec le
sacrosaint Q, les 2 JBGirls, une bad (que JB se fait au milieu), et une good
(cerise sur le gateau à la fin), sachant que souvent une de 2nd classe genre
médecin ou infirmière ou aide-espion succombe à ses charmes dès le début,
cartes postales touristiques... Ces éléments récurrents me paraissent même
incessibles car sans eux point d'authentique JB, c'est sa marque de
fabrication... Mais dans TWINE, il y a de subtils variations que j'apprécie
particulièrement : les méchants, même s'ils veulent atomiser la Reine du
Bosphore, ne sont plus des méchants 100%, je m'explique : ils acquièrent
comme les méchants de Batman une psychologie plus profonde, une histoire et
des sentiments... Elektra et Renard deviennent presque des amants maudits...
On sent des émotions avec Renard qui sent sa mort inéluctable alors que son
insensibilité croît (argh, le pauvre ! Il ne peut plus sentir les caresses
de SM ! Comble de la torture !), et avec une Elektra à fleur de peau (peau
de SM que l'on contemple d'ailleurs agréablement, notamment au niveau des
rondeurs de ses cuisses...). Des singularités apparaissent dans ce scénar
avec la retraite annoncée de notre Q adoré, l'implication personnelle de M,
des cascades un peu en dessous de la normale (pas de rattrapage d'avion en
chute libre sans pilote avec une moto cette fois ;-) ) et surtout un JB qui
apparait plus noir, plus froid, plus instinctif : il tue en effet de sang
froid un Davidoff désarmé pour lui usurper son identité, et exécute Elektra
(ça change des méchants qui se tuent entre eux) dans une sorte de perte de
contrôle de soi, alors qu'il a vraisemblablement un penchant pour elle
(encore cette thématique du lieu étroit amour/haine, attirance/répulsion),
comme s'il rompait un sortilège... On est loin du flegmatique et so british
Roger Moore, qui, au passage, reste pour moi le seul et unique James bond
(Moonraker est un must avec son exursion spatiale et eugénique... j'adore
aussi le JB alternatif Jamais plus Jamais avec un Sean Connery-JB
vieillisant et une Kim Bassinger-Domino rayonnante). De même l'humour n'est
plus ce qu'il était : les jeux de mots foireux genre plutonique/platonique,
turkey(dinde)/Turkey(Turquie) [c'est déjà foireux en VO, alors en VF !
;-) ], Christmas(Noël)/Christmas(DR), ou encore la bombe anatomique DR qui
désamorce une bombe atomique (bon ce jeu de mot vaseux est de moi, et je le
revendique ;-) ). Sinon, scénaristiquement parlant, j'ai bien aimé les
trouvailles suivantes : les jetskis-parapentes à la Nicolas Hulot, la virée
high-speed intra pipe-line, ou encore la vision thermique des ébats JBiens
finaux... mais on ne compte plus les invraisemblances : le MI6 et la société
King d'Elektra se fournissent chez le même fabricant de PC, JB est as usual
invincible aux balles (PS aux futurs scénaristes : laissez tombez uzis et
autres PM, et donnez à vos méchants des lames blanches, ça fera plus de mal
à JB et donnera un spectacle à la Jackie Chan des plus réjouissants)...

PSY (somnolant) : Bon vous ête gentil, mais j'ai d'autres client(e)s, et je
ne suis pas là pour parler Jbonderie avec vous. Donc, pour résumer, vous
êtes conscient des raisons de votre dépendance, mais vous ne faites rien
pour vous en défaire ?

MOI (lucide) : Ce n'est qu'une histoire de volonté... et étant donné que
cette dépendance me procure toujours du plaisir...

PSY : OK, alors basta, et ne changez rien. Attendez la cuvée JB 2001, et
payez-moi en attendant 300 euros !

MOI (estomaqué) : Argh ! 50 JB ! Et dire que frcd, c'est gratuit !




PS : excusez du multipostage avec frcd, au lieu du crosspostage...




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