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[AVIS] La maladie de Sachs


  • Subject: [AVIS] La maladie de Sachs
  • From: Frederique Voisin-Demery <voisin@icps.u-strasbg.fr>
  • Date: 28 Sep 1999 10:07:47 GMT
  • Approved: frcs-mod@lists.freenix.org
  • Followup-to: fr.rec.cinema.discussion
  • Newsgroups: fr.rec.cinema.selection
  • Organization: Hein ?
  • References: <r7905s1gdx.fsf@mordred.u-strasbg.fr>
  • Xref: oceanite.cybercable.fr fr.rec.cinema.selection:173

[Mod: Ceci est la deuxième publication d'un article déjà paru sur
fr.rec.cinema.discussion]



Un peu comme le dernier film de Tavernier ne donnait pas vraiment
envie de devenir instit, celui-ci ne donne pas envie de devenir
médecin. Nous avons tous un jour ou l'autre eu à faire à un medecin,
nous avons notre avis sur eux. Mais eux, que pensent-ils de leurs
patients ? 

Le docteur Sachs voit des malades tous les jours, à longueur de
journée ; et plus que les soigner, ils les écoute. C'est une longue
rengaine, des maux en tous genres. Le début du film nous met tout de
suite dans le bain, dès le générique : une longue litanie, une suite
qui semble interminable de "Docteur j'ai mal ici", "Docteur, c'est
pour renouveler mon ordonnance", "Docteur ...". Aprés cette
introduction intelligente, on va suivre le docteur Sachs et le voir
plus longuement avec les patients, suivre finalement quelques
cas. Il est calme, il ne parle pas beaucoup, mais cela semble lui
peser, le poids de toutes ces confidences. Car les malades ne font
pas qu'enlever leurs vêtements chez le docteur : c'est leur âme aussi
qu'ils mettent à nu. Alors le docteur écrit, il décrit ces femmes
toujours inquiètes, il décrit ceux qui le mettent en colère, ...

Albert Dupontel est parfait dans le rôle de ce docteur qui essaye de
faire son métier du mieux qu'il peut. Tous les seconds rôles, qui
jouent les malades, sont parfaits eux-aussi : on ne les voit pas
beaucoup, pas longtemps, mais ils ont une présence bien réelle, une
existence indéniable. Et le malheur, la maladie, l'intimité sont
montrés avec pudeur, sans voyeurisme, mais de façon très
juste. 

Je n'ai pas lu le livre de Martin Winckler, je ne sais pas si le film
lui est fidèle ou si le livre est mieux que le film. En tous cas, le
film nous montre bien ce à quoi peut ressembler la vie d'un médecin,
et ce à quoi ressemble la vie de ses patients, nos vies en fin de 
compte.

-- 
Frederique Voisin-Demery  voisin@icps.u-strasbg.fr
http://www.lumiere.org/
Croyez ce que j'en dis, je ne suis plus qu'un mort
Je veux dire quelqu'un qui pèse ses paroles.  (JS)

[Mod: http://french.imdb.com/Title?0210167]-- 
Bien publier sur fr.rec.cinema.selection: http://www.frcs.assoc-38.org/pratp.html
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