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[Date Prev][Date Next][Date Index] [CRITIQUE] Rhapsody en aout (de Kurosawa avec Richard Gere)
[Mod: Ceci est la deuxième publication d'un article déjà paru sur fr.rec.cinema.discussion] Bonjour J'ai eu l'occasion de voir ce film cet été sur ARTE (on a beau dire mais, dés que l'on veux voir quelque chose d'original, il y guerre que Arte sur le réseaux hertzien). J'ai aussi remarqué que personne n'en a fait écho sur FRCD à l'époque. Je tiens quand même à en toucher deux mots. Premièrement, c'est le premier film de Kurosawa que je vois. Secundo, c'est peut être même l'un des premier film japonais que je vois (Je pense pas que l'on puisse prendre en compte le gentil San Koukaï de ma petite enfance). Et c'est bien évidement le premier film que je vois en VO avec des paroles en Japonais. Bref, mon avis est vraiment neuf sur ce type de film comparé a tous ceux qui on l'habitude de les voir. Et bien, je n'ai pas été déçu de voyage. parce que l'on peu bien parlé ici de voyage. Il est difficile de faire plus exotique. Première bonne surprise: La VO en Japonais, c'est vachement bien. Je le précise, parce que, pour tous ceux qui n'ont jamais essayé, ca peu paraître impensable de prendre du plaisir en voyant un film dans de tel condition sonore. Et bien pourtant, si. Pire; Après l'avoir vu en VO, je ne conçois même pas de le voir doubler. Les intonations japonaise sont très chantante, beaucoup plus expressive qu'en Europe. Non seulement, on s'y fait très vite, mais en plus, cela devient rapidement agréable. Et puis cela permet au spectateur d'avoir une idée plus profonde de la finesse des sentiments exprimé. La deuxième surprise, c'est bien évidement le film en lui même. Le plus appréciable, c'est de découvrir l'extrême sensibilité que le réalisateur a su insuffler à son film. C'est presque parfois naïf ( par exemple, le cloisonnement Parent/enfant un peu caricatural). Mais c'est tellement tendre. tellement humain. C'est beau. Et c'est a la fois effrayant de réfléchir deux secondes a l'incroyable folie humaine qu'a été le largage des bombes atomiques au japon. Biensur, pour nous européen, on ne se sent pas vraiment concerné (C'est plus loin que le Kossovo, n'est ce pas). Mais ce film est là, et est magnifiquement là pour nous aider à imaginer, ne serai ce qu'une toute petite partie, le traumatisme violent et total qu'on pu causer un simple largage d'une bombe sur Nagasaki. Quelque part, c'est un film presque éducatif. Le genre de film qui servira aux génération future. C'est justement dans ce but que ce film a été construit. Il est destiné directement a un publique qui n'a pas connu ce temps là. Pour en revenir au film, je vais tacher de continuer d'énumérer l'inventaire de ses éléments attrayants. D'abords, le choc des générations est très bien retranscrit. C'est notamment le petit accrochage au sujet de la nourriture entre les petits enfants et la grand mère. c'était sympa de nous montré un Japon qui a su évoluer par rapport aux classiques idées reçu occidental. Mais la tradition demeure et reste encré profondément dans ce film. Ce sont les petites anecdotes et histoires racontés par la vielle grand mère. Sa donne un coté intemporelle au film. Une sensation d'éternité. Pour les créations japonaises en général, on a souvent l'habitude de dire: "c'est contemplatif". On a quelque séquence comme ca, on l'on prend le temps,effectivement, de voir la nature, ou d'observer les gens. Je pense notamment au recueille dans les temples, ou même la visite d'une des vielles amies de la grand mère qui se déroule sans aucune relation vocale. On a droit a une petite caricature d'un américain, joué par richard gere. Celui ci n'intervient qu'a la fin du film. Quelque part, c'est un peu idiot d'un point de vue commercial puisque celui ci représente la têtes d'affiche du générique. Mais pour le film, le choix de l'avoir mis en scène très tard est vraiment parfait. Après s'être imprégné pendant tout le film de "l'esprit japonais", on interprète vraiment l'intrusion de Richard Gere dans le film comme "l'étrange" (ce qu'il est exactement dans le film). Enfin, on pourrait dire des tas de chose sur ce film qui aborde de nombreux thème. Mais le plus grand intérêt, c'est de voir, biensur, comment l'histoire récente du japon est ressenti par une partie de la population, la bas (cf: la honte des adultes qui n'osait pas dire a l'américain que la grand mère en question était une rescapé de la bombe de Nagasaki). Et c'est bien qu'un film comme ca puisse nous donner quelques pistes. Moi je trouve que c'est film qui sonne vrai, qui vient du fond du coeur. La démarche est vraiment courageuse et sincère. Rien que pour cela, ce film mérite le détoure. Et surtout..... ca fait du bien... ca fait du bien de savoir qu'au cinéma, certain, quelque part sur la planète, sont encore là à se poser de vraies grandes questions sur l'existences et la vie en général. Je vais peut être en choquer quelques un en disant cela, mais quelque part, je trouve que notre cinéma français est finalement assez proche du cinéma Japonais dans ce sens. En tout cas, beaucoup plus proche que ne peut l'être le cinéma de la world Company.... Mais au fait. Qui a vu cette oeuvre si touchante (pour ne pas dire attachante) ? Quel est la place de ce film dans la filmographie de Kurosawa? Par exemple, aborde t'il souvent ce genre de thème, ou bien était ce juste une exéption? Voulait-il simplement faire le point au moins une fois sur un sujet qui lui tenait a coeur? Salut -- ************************ Christophe BONNIN Lantenac@horanet.fr 3 eme du grand jeux de l'été 99 (3 victoires) sur frcd. http://www.multimania.com/cbonnin/ Version 1.1 Toutes passions renferment un ennui royal à l'égard des autres choses (Alain 1868-1951) -- Bien publier sur fr.rec.cinema.selection: http://www.frcs.assoc-38.org/pratp.html Les archives de fr.rec.cinema.selection: <URL:http://www.frcs.assoc-38.org/>
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