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[AVIS] La vie ne me fait pas peur


  • Subject: [AVIS] La vie ne me fait pas peur
  • From: "A|vin" <alvin@online.fr>
  • Date: 20 Aug 1999 06:50:38 GMT
  • Approved: frcs-mod@lists.freenix.org
  • Followup-to: fr.rec.cinema.discussion
  • Newsgroups: fr.rec.cinema.selection
  • Organization: Guest of ProXad - France
  • References: <_nEu3.43$A22.425112@nnrp2.proxad.net>
  • Xref: oceanite.cybercable.fr fr.rec.cinema.selection:131

[Mod: Ceci est la deuxième publication d'un article déjà paru sur
fr.rec.cinema.discussion]

Loin de la "mouvance misérabiliste du cinéma français" qui ne chercherait à
nous montrer que les galères d'un "jeune de banlieue chomeur homo atteint du
sida", le 7e film de Noëmie Lvovsky  reprend les personnages de son
précédent "Petites" que l'on a pu découvrir récemment sur Arte. "La vie ne
me fait pas peur" nous raconte donc une portion de la vie de quatre jeunes
femmes, d'une période s'étalant de la fin de la jeunesse au début de la vie
adulte. Les difficultés rencontrées par ses personnages, jouées avec
beaucoup de naturel et d'énergie par quatre actrices épatantes, Noëmie
Lvovsky  nous les décrit au fil d'un récit sans temps mort, sans répis pour
le spectateur qui ne soufflera que lors d'une très belle scène nostalgique
qui nous rappelera à tous combien ces années de jeunesse ont passé vite et
nous manquent. La structure de film est pleine de ruptures de tons, le
passage de l'adolescence à la vie adulte s'accompagnant du passage de la fin
des années 70 et son rock engagé au début des années punk. A noter à ce
sujet l'exploitation d'une excellente bande son, cloturant le film par une
reprise du kitchissime Joe Dassin. On s'amuse beaucoup, et le film reste
toujours à la frontière du cliché "passage difficile à la vie adulte", grâce
à un ton très juste et des situations que nous avons tous vécues (ahhh la
période du bac :p). Pour ce qui est des bémols, je trouve la première partie
un peu plus laborieuse que la seconde, et la réalisation qui reste trop
typique du film français de cette décennie : caméra près des visages, trop
nerveuse et éliminant la possibilté d'une belle photo. Reste une
reconsitution parfaite de l'ambience des années 70 au niveau lycéen, et des
actrices qui passent de manière très vraissemblable quelques huit années de
leur vie. Et puis il y a les apparitions de Luis Rego pour ceux qui ne
seraient pas encore convaincus ;)

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A|vin



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