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[Date Prev][Date Next][Date Index] [AVIS] Matrix (Washowski, 1999)
[Mod: Ceci est la deuxième publication d'un article déjà paru sur fr.rec.cinema.discussion] (attention, qq spoilers !) Je partais avec certaines réticences, compte tenu de l'engouement que le film suscite, mais au final je n'ai pas été déçu, même si je ne serais pas dithyrambique. Au début, j'ai été gêné d'abord par l'esthétisme du film, un peu sombre, un peu trop rapide, avec des images pas très lisibles (c'est la mode...), et par l'application d'une tartine religio-philosophique qui paraîtrait resucée et ressassée si elle n'était finalement pas aussi complète et cohérente. Un truc m'a amusé par exemple : dans une des stances sur la définition de la matrice, si on remplace le mot "matrice" par "Dieu" ou "l'amour", on se retrouverait presque dans une épître de St Paul au Corinthien !! On peut même voir dans la révélation progressive que Néo a de sa propore nature un parallèle avec ce que la théologie moderne décrit au sujet de Jésus. Petit apparté : dans ce que j'ai survolé des articles de frcd sur le film, il est fait plusieurs fois mention de Zion, mais il ne me semble pas avoir vu la signification : pour info, Zion est le nom anglais de Sion, la Jérusalem mythique et céleste pour les Juifs et les Chrétiens. De plus, j'avais peur de me retrouver face à un schéma fondamental archi-connu dans l'imaginaire américain : la lutte contre un totalitarisme, un groupe de rebelles, la ville-sanctuaire, l'élu, le parcours initiatique, le besoin de pseudo-justifications ou de re-créations religieuses et philosohiques. D'autant que la relation homme/machine (dans son expression ultime que constitue l'intelligence artificielle), n'est pas franchement une nouveauté. Ainsi, on retrouve pas mal d'éléments d'Hyperion de Dan Simmons Puis j'ai pu rentrer dans le film grosso modo à partir du choix de Tom Anderson de rejoindre l'équipe, et à partir de là plusieurs choses m'ont bien plues : les pépinières d'humains, le passage réalité/matrice, la lutte IA/humains, la façon dont les IA se matérialisent, l'idée que l'homme est un virus pour son environnement, l'apprentissage instantané par lecture de disquette, etc. Le scénario de cette partie a quelques faiblesses de jeux vidéos (la "baston" dans le hall de l'imeuble ou la lutte sur le quai de la station de métro) mais ce ne sont que de relativement brefs passages. J'ai trouvé les effets spéciaux réussis et pas trop tapageurs, les multiples citations discrètes, pertinentes et amusantes, la musique OK (même si beaucoup trop forte au Gaumont Parnasse), même qu'il y a du Django Reinhardt/Stéphane Grapelli et du Ella Fitzgerald (en très faible fond sonore chez l'Oracle !). Je comprends ceux qui retournent le voir, car les frères Waschowski ont mis tellement de matière qu'il y a de quoi avoir envie de rab. Un dernier point de détail : il m'a semble qu'au générique de fin en VO, le premier carton indique bien que le film est conçu et écrit par les frères Waschowski mais il m'a bien semblé que figure après un autre nom au titre de réalisateur, ce que ne confirme pas l'IMDb. Qqun qui va le revoir pourrait-il me dire ce qu'il en est ? -- Vincent Fournols - fourvin@cybercable.fr Lumière sur le cinéma : http://www.lumiere.org -- Bien publier sur fr.rec.cinema.selection: http://www.frcs.assoc-38.org/pratp.html Les archives de fr.rec.cinema.selection: <URL:http://www.frcs.assoc-38.org/>
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