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[AVIS] "fin aout, debut septembre" de Olivier Assayas


  • Subject: [AVIS] "fin aout, debut septembre" de Olivier Assayas
  • From: "Lantenac" <lantenac@horanet.fr>
  • Date: 5 Jul 1999 06:28:17 GMT
  • Approved: frcs-mod@lists.freenix.org
  • Followup-to: fr.rec.cinema.discussion
  • Newsgroups: fr.rec.cinema.selection
  • Organization: UUNet
  • References: <7lm7gp$esf$1@jaydee.iway.fr>
  • Xref: oceanite.cybercable.fr fr.rec.cinema.selection:78

[Mod: Ceci est la deuxième publication d'un article déjà paru sur
fr.rec.cinema.discussion]


Fin Aout, debut septembre (sortie 10/02/1999)
De Olivier Assayas
Avec Francois Cluzet, Mathieu Amalric, Virginie Ledoyen Etc..

Préambule : Je ne vous cache pas que, ce qui m'a poussé a allez voir ce film
à l'époque, c'est belle et bien la présence dans le casting de Virginie
Ledoyen que j'apprécie tout particulièrement. Cela dit, j'ai trouvé dans ce
film bien d'autre chose tout aussi intéressante.

 Nous voilà avec un film qui n'a eu droit qu'a une diffusion bien
confidentielle (oh, allez, 80 copies quand même). Très peu de publicité et
mise en concurrence avec de grosses machines comme Astérix, 1001 pattes,
Cendrillon.. Projection privée donc. Mais c'est un film qui est tout à fait
dans cet esprit. Il s'agit avant tout d'un film à camera et à personnage. Un
film littéraire, d'un certain point de vue. D'autre parle d'art et d'essai.
En tout cas, cela donne un enssemble qui, je l'admer, ne peut pas plaire au
public nourit qu'aux seuls films américains. L'histoire est simple, mais
presque sans importance. L'interet du film vaut plus par son style et les
personnages que par tout autre chose. La musique est par exemple très sobre.
Elle est utilisée que de facon très partimonieuse. Lorsqu'elle est présente,
il ne s'agit que de simple fond de guitare. Si la musique est simple, ce n'
est pas le cas de l'image. Celle ci est très mouvante et colle à la peau des
personnages. La téxture de l'image se demarque d'entré de la plus part des
autres films. Un grain assez grossier, avec des couleurs parfois appuyé,
comme si le contraste et la luminosité avais été amplifié. Ce style délibéré
donne plus de liberté à la caméra pour évoluer de façon plus vive. Cela
permet aussi de jouer plus facilement avec la lumière. Le réalisateur semble
éprouver un grand plaisir (ou au moins une grande aisance) à manipuler sa
caméra. On a droit a de nombreux travelling, ou tournouimant,faisant
accélérer le défilement de l'image, sans que l'imobilité du personnage en
soi perturbé. A noter aussi de bonnes idées, comme la scène où Virginie
Ledoyen est filmée de nuit, dans un taxi, a travers le rétroviseur de la
voiture, ou bien lorsque que celle ci par s'acheter des cigarettes et un
tacotac dans un bureau de tabac, filmé de l'éxtérieur.

La science du cinéma au point de vue téchnique et artistique est donc
parfaitement controlé. Et cette technique est pleinnement au service de l'
amitié qui lie les deux personnages principaux. Les images au ton chaud
symbolise (peut être) les lienq chaleureux entre les deux personnages .


 Comme je l'ai déjà dit, plus que l'histoire, ce sont les personnages et
leurs relations, qui représente tout l'intérêt du film. Et notement, le
personnage central, qui est magistralement tenu par un Francois Cluzet
éxemplaire. Et c'est justement ce personnage qui justifie tout. Ce
personnage (Adrien) est le soleil du film. Je pourrai dire aussi : le
squelette sur lequel tout repose.

[Spoiler]

Adrien est un écrivain dont le talent n'est pas reconu à sa juste valeur de
son vivant.  Adrien dégage un charisme et une apparence de sagesse qui fait
l'entière admiration de l'autre personnage principal : Gabriel (joué par
Amalric). Une admiration sans borne. Gabriel est pratiquement le seul à être
convaincu du talent de son ami. Mais Gabriel n'a pas la maturité d'Adrien,
et doute souvent de lui, puis fini par douter de ses propres jugements.
Adrien, atteint d'une maladie (foudroyante), va mourire. Et son emprunte
restera marqué sur tous les autres personnages. « Fin aout, debut
septembre », c'est la mort de l'été, la saison que tout le monde regrette et
admire une fois qu'elle est passé. Et pour tous les personnages, Adrien
était leur été.

[Fin du Spoiler]

Il faut noté aussi que la fin du film est travaillé tout en finesse. De
simple petits détails nous laissent entrevoir de nouvelles relations
inatendu entre certains personnages. Un petit film qui ne manque donc pas d'
intérets mais qui s'adresse clairement a un publiques avertis.

C'est un film profondément humain et poignant. Je me souvien qu'a l'époque,
après la projection du film, je l'avais trouvé intéressant. Mais c'est
maintenant, avec le recule, que je me rends comte vraiment à quel point j'ai
adoré ce film qui laisse dans la mémoir que de bon souvenirs.

Il y a quelques semaines, alors que je terminais mon année universitaire à
la fac des sciences , j'ai eu l'occasion d'aller à la bibliothèque de la
faculté des lettres de Nantes, dans laquelle j'aie pu retrouver quelques
numéros des « Cahier du Cinema ». Et par bonheur, j'ai retrouvé un grand
article sur ce film suivit d'une superbe interview de François Cluzet. Avant
de voir ce film, jamais je n'avais imaginé à quel point cet acteur peut être
capable de joué si juste. Avant de lire cette interview, jamais je n'aurais
pensé qu'un acteur puisse analyser son parcour de facon si personnel et si
pertinente. En un seul film, Francois Cluzet m'a littéralement conquit.

Dans ce cahier du cinema, il y a aussi une petite analyse sur l'oeuvre de
Olivier Assayas très intérressante aussi. Je n'ai qu'un regret : ne pas
avoir vu d'autre film de cet auteur.



Je conclu définitivement : (mais je crois déjà avoir été claire là dessus :)
 Vous n'adorez que le cinéma americain et ses bastons sanguinolantes :
Passez votre chemin.
 Vous aimez bien, parfois, des petits film sur les rapports humains (donc
film Français, du genre, « Rien sur Robert », « L'ennuie », « Alice et
Martin » etc.)  : Alors celui ci vous ravira

Seul problème : Vu sa petite diffusion, je doute qu'il sorte un jour en
Video, mais, on peut toujours éspérer.


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Lantenac@horanet.fr
Fontenay le Comte (85 Vendée)

Toutes passions renferment un ennui royal à l'égard des autres choses (Alain
1868-1951)
Tout éxistant naît sans raison, se prolonge par faiblesse, et meurt par
rencontre (Sartre 1905-1980)





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