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[Date Prev][Date Next][Date Index] [AVIS] Le jour et la nuit (B-H Lévy, 1997)
Tout le monde avait dit que c'était pas terrible, complètement nul, voire psychotronique. Et bien, c'était tout vrai !! Pour moi, l'élément-clé fut de voir Marianne Denicourt arriver à jouer faux. De la part des autres : Delon, Dombasle, Zéro, ça pouvait être prévisible, mais elle et Xavier Beauvois, vraiment il fallait le faire. Du reste, pendant tout le film je me suis dit (notament sur Delon), que ce n'était pas possible qu'il ne s'en soit pas rendu compte qu'il jouait aussi mal. Je crois Lévy grand communicateur pour avoir réussi à embringuer tout ce beau monde (Maurice Jarre, Bacall, Willy Kurant, Fancisco Rabal) dans cette galère, et avoir eu un telle confiance de la part des acteurs pour arriver à les "diriger" avec un si piètre résultat. S'il n'y avait que les acteurs... Mais il y a également une intrigue ahurissante, ressucée ressassée de Tennesse Williams ou Hemingway sur la retraite sauvage du grand écrivain et de sa cour, et de sa panne d'inspiration jusqu'à ce que etc. Ca m'a également ouvert des perspectives sur les hiatus potentiels qui peuvent exister entre le scénario proposé à des acteurs, des techniciens, l'idée que le réalisateur s'en fait dans sa tête, et le résultat final. Parce que là, l'écart diot être abyssal. Ne pas voir le ridicule des situations à la simple lecture du scénario prouve qu'il doit y avoir d'autres éléments subjectifs dans cette appréciation qui échappent au simple spectateur que je suis. Et puis même au delà, le style du film est lui aussi ahurissant : des plans sans grande signification (il doit y avoir du signifiant là-dedans, mais lequel ?), dans champs-contre-champs "scolaires", des cadrages de magazines. Le son (avec Jean Musy au poste de "concepteur sonore") pue la recomposition et la post-synchro. Même la musique de Jarre n'arrive pas à nous persuader si elle est en lard (enfin, plus exactement en "Lara" dans certaines orchestrations) ou en cochon (les rythmes mexicains peuvent passer pour du foutage de gueule). Bref au troisième degré, le film est très cohérent : ça ne va nulle part, c'est tout juste moins embêtant qu'un magazine dans un avion ou chez le dentiste (on profite quand même de plastiques féminines de très bon aloi), mais franchement, rien que pour voir Marianne Denicourt arriver à se planter aussi vulgairement, Lévy devrait être interdit de caméra jusqu'à la prochaine éclipse suivant celle du 11 août. Seule vertu du film : le visionnage s'est terminé en temps pour que je réembobine et efface le film au profit du Pabst : "Crise" qu'Arte diffuse en ce moment. -- Vincent Fournols - fourvin@cybercable.fr Lumière sur le cinéma : http://www.lumiere.org -- Contacter les modérateurs de fr.rec.cinema.selection: frcs-mod@lists.freenix.org Les archives de fr.rec.cinema.selection: <URL:http://www.frcs.assoc-38.org/>
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