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[Date Prev][Date Next][Date Index] [AVIS] New Rose Hotel
[Mod: Ceci est la deuxième publication d'un article déjà paru sur fr.rec.cinema.discussion] (micro-spoilers) Ah, j'ai beaucoup aimé. D'abord, parce que c'est peut-être la première adaptation cinématograhpique de l'univers de Gibson - ou du cyberpunk en général - réaliste que je vois: des couloirs, des chambres plus ou moins anonymes, bars et néons, une violence sourde, la bio-tech comme dernière frontière technologique. Et systématiquement cette idée d'affrontements invisibles entre corporations, entre groupes, entre éléments d'un même groupe, entre codes. Ce n'est plus le temps des guerres: de simples guérillas policées et feutrées. Le générique en lui-même est une parfaite mise en condition: une scène de nuit, urbaine, un peu de néon, des jeux d'ombres, et une action violente que l'on est complètement incapable de comprendre. Le générique en trois langues, des flots de lettres qui se croisent, et des bribes de paroles de tous les coins du monde. Ok, c'est bon, c'est la Conurb. Autre réussite du film: la B.O. de Schoolly D, entre minimalisme, boucles de guitare hyper-traitées et grosses basses. L'intrigue en creux. Fox - Walken en maître cabotineur - et X - DaFoe, tendu, austère - vieux routards de l'espionnage industriel sont forcément des losers, manipulateurs manipulés. La seule chose qu'ils savent, c'est qu'il est impossible de connaître tous les tenants et aboutissants des luttes dans lesquelles ils essaient de louvoyer. Asia Argento, très bonne, en gamine diaboliquement habile. Et le réseau/matrice, convaincant car invisible. On n'en voit que certaines manifestations - l'image immédiate d'un point à l'autre du globe, la surveillance. Pas besoin d'effets spéciaux (ce qui rejoint d'ailleurs quelque peu eXistenZ). Les citations à Blade Runner, un sushi bar, les vues aériennes de cheminées industrielles crachant leur fumée dans un fog jaunatre. Et bon, la fin... On reste sur X hanté par ses souvenirs après le coup de . Le "rewind" sur l'embauche de Sandii où le jeu du chat et de la souris s'inverse complètement, qui montre à quelle point cette scène est impressionnante car totalement crédible dans chacune des deux lectures. La fin autant là pour rapporter quelques bribes d'information que pour continuer à hypnotiser, replonger dans ce monde, une succession de petits chocs qui remettent en cause la vision du film que l'on vient d'avoir. Ol. -- Olivier Gutknecht ... Laboratoire d'Informatique, Robotique gutkneco@lirmm.fr ... et Micro-Electronique de Montpellier. -- Contacter les modérateurs de fr.rec.cinema.selection: frcs-mod@lists.freenix.org Les archives de fr.rec.cinema.selection: <URL:http://www.frcs.assoc-38.org/>
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