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[Date Prev][Date Next][Date Index] [CRITIQUE] Convergence de Gavin Wilding (1998)
"Convergence" de Gavin Wilding (USA, 1998) avec Christopher Lloyd, Adrian Paul, Cynthia Preston... Scénario: Raul Inglis, Gavin Wilding & John Fairley. Produit par: Diane Patrick O’Connor. Producteur exécutif: Gavin Wilding. Montage: Gavin Wilding. Musique: Chris Ainscough. Photo: Glen Winter. Maquillages: Carey Williams. Effets spéciaux: Prospero Digital Imaging. Costumes: Michelle Hunter. Décors: Steven Rinaldo. 100 min. Alison Caine est une jeune et bien jolie journaliste, atterrie faute de mieux dans un journal à sensation, où elle est affectée au poste d'équipière d'un homme solitaire et lunatique (Lloyd). Mais peu à peu, les choses semblent lui échapper. Un cendrier éclate lorsqu'elle le touche, elle pète les plombs dans un lavoir; dans un asile, une jeune autiste doué de prémonition lui annonce l'heure de sa mort... "Convergence" n'est pas un film qui plaira à tous (hué dans la salle où je l'ai vu). Mais les amateurs de fantastique "d'ambiance" comme moi se réjouiront. Vous aimez Lovecraft, Poe, Ray, exécrez Stephen King, Dean Koontz; vous adorerez Convergence. Sinon, préparez-vous à vous emmerder. C'est que ce film est entièrement basé sur des ambiances très bizarres, oppressantes. La bande son remplie de bruits étranges, avec une musique genre SETI, une photographie très irréalistes (dominante de bleu, avec des objets et visages à l'avant-plan éclairés en rouge), une histoire lente qui progresse doucement vers on ne sait où... Wilding, scénariste, réalisateur, monteur et producteur révèle un grand talent à ce jeu subtil qui marche du début à la fin au feeling. C'est un film dans lequel il faut s'enfermer pour en profiter, et surtout, ne pas chercher de midi à quatorze heure pour la super-explication-ultime-de-la-mort-qui-tue. Rien de tout cela, l'un des personnages (lors d'un dialogue un peu faible), prend même soin de préciser qu'il n'y a rien à comprendre. Précision même un peu superflue, et il aurait été sans doute mieux d'éviter cette auto-justification inutile, pour laisser le spectateur déboussolé, intrigué dans l'expectative d'une fin ouverte, d'aller jusqu'au bout de la logique dans laquelle le film s'est engagé. Résolument impressionniste, Convergence est un film comme on en voit trop rarement, surtout dans le domaine du fantastique, s'embourbant un peu trop souvent dans le gore, les histoires traditionnelles de vampires et loups-garou ou dans la parodie. Convergence (comme, dernièrement, Beloved ou In Dreams, deux autres films "d'ambiance") sort de ce lot avec beaucoup de simplicité, sans éclat et gros effets scénaristiques pour assouvir des spectateurs en manque d'imagination, mais en faisant plutôt preuve de beaucoup d'intelligence. -- Raphaël Goubet Bulk e-mail filter: please make sure the subject field of your reply begins with Re: or reply directly to goubet@skynet.be -- Contacter les modérateurs de fr.rec.cinema.selection: frcs-mod@alma.fr Les archives de fr.rec.cinema.selection: <URL:http://www.frcs.assoc-38.org/>
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