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[CRITIQUE] The Phantom of the Opera de Dario Argento (1998)


  • Subject: [CRITIQUE] The Phantom of the Opera de Dario Argento (1998)
  • From: goubet@usa.net (Goubet)
  • Date: 21 Mar 1999 16:51:05 GMT
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"The Phantom of the Opera" de Dario Argento (Italie, 1998) avec Julian
Sands, Asia Argento, Andrea di Stefano, Nadia Rinaldi, Coralina
Cataldi Tassoni, Istvan Bubik, Zoltan Barabas... Scénario: Gerard
Brach & Dario Argento d'après "Le fantôme de l'opéra" de Gaston
Leroux. Produit par: Claudio Argento. Montage: Anna Napoli. Musique:
Ennio Morricone. Photo: Ronnie Taylor. Costumes: Agnès Gyarmathy.
Décors: Antonello Geleng. 110 min.

1877. Christine Daaé (Asia Argento) est une fort belle cantatrice à la
voix envoûtante. Pas étonnant qu'un étrange personnage (Julian Sands),
qui hante l'opéra de Paris et vit dans les catacombes, en soit
follement tombé amoureux. Sauvage, mais dégageant un charme étrange,
Christine tombera dans ses filets.

Déjà vu. L'histoire du fantôme de l'opéra a déjà été adaptée et
réadaptées maintes fois au cinéma (l'une des plus originales
adaptation étant sans doute celle de Brian De Palma). Ici, Argento, le
maître italien du film d'horreur, livre une adaptation très classique
du roman de Leroux. Costumes et décors somptueux, photographie sombre
et inquiétante font de ce film un magnifique exercice esthétique.

Mais mis à part cela, que peut-on encore tirer du "Fantôme..."? De
l'émotion, sans doute, car le personnage torturé de Christine, en ange
dans le lit du diable, ne manque pas d'intérêt. Le jeu d'Asia Argento
tient malheureusement plutôt du surjeu, et ce n'est qu'à la fin qu'il
pourra prendre quelque sens.

Dario Argento filme sa fille avec une touchante pudeur, et c'est cela
qui fait tout l'intérêt du personnage. Pour sa part, Julian Sands
campe un très convaincant fantôme, charmeur et en même temps
effrayant.

En tentant une adaptation très classique, Argento ferme la porte à de
nombreuses variations qui auraient pu rendre son film plus intéressant
(mais du reste, je n'ai pas lu Leroux, et je n'ai pas vu beaucoup
d'adaptation du livre, donc il me manque tout de même quelques point
de repère). Mais dans les limites qu'il s'est fixées, il fait là un
bien beau travail, formellement réussi, et aussi très crédible.
--
Raphaël Goubet

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