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[CRITIQUE] Everybody Loves Sunshine d'Andrew Goth (1998)


  • Subject: [CRITIQUE] Everybody Loves Sunshine d'Andrew Goth (1998)
  • From: goubet@usa.net (Goubet)
  • Date: 17 Mar 1999 15:34:01 GMT
  • Approved: frcs-mod@alma.fr
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"Everybody Loves Sunshine" (UK, 1998) d'Andrew Goth avec Goldie, David
Bowie, Andrew Goth, Rachel Shelley... Ecrit par: Andrew Goth. Produit
par: Joanne Reay. Montage: Jeremy Gibbs. Musique: Goldie. Photo:
Julian Morson. 102 min.

Ray (A. Goth) et Terry (Goldie) sortent de prison. Terry n'a qu'une
idée en tête: reprendre sa vie de gangster à Manchester, reprendre sa
collaboration avec Bernie (Bowie) et tous les autres. Ray, par contre,
voudrait passer à autre chose, faire de la musique, par exemple, avec
son groupe. Mais voilà, Ray et Terry sont cousins comme deux frères,
et Terry a un peu de mal à accepter la décision de celui avec qui il a
passé son temps en prison.

Disons-le dès le départ, Everybody Loves Sunshine n'est pas d'une
originalité fulgurante. C'est une histoire déjà rebattue moultes fois,
dans un milieu bien connu au cinéma, avec un style néo-anglais vu et
revu, une réalisation un peu conventionnelle, pas très à la hauteur du
propos. Il s'en fallait de très peu pour rendre le film ennuyeux.

Mais Goth, réalisateur, scénariste et acteur, parvient à garder la
tête hors de l'eau, en s'attachant à ses personnages, en les
confrontant, en les décortiquant. D'un polar très moyen, il fait un
film psycholgique honnête, bien que peu subtil. Et ce manque de
subtilité fait probablement toute la force qui reste au film. Parce
que c'est un film fort, comme un coup de poing qui manque de peu sa
cible, un coup de pied dans les couilles qui tombe sur la cuisse.

Et tout cela doit beaucoup aux acteurs, fort bons, Goldie en tête. Les
amateurs de dance connaissent ce pionnier de la jungle (avec son
exceptionnel "Inner City Life"), auteur aussi de la musique du film.
Usant de sa très sale gueule, il crée un personnage convaincant, une
performance assez étonnante pour un premier essai devant la caméra.
C'est avec plaisir qu'on retrouve aussi David Bowie, qui, après des
films comme "Furyo", "Labyrinth" ou "Twin Peaks", n'a plus rien à
prouver, et livre une performance honnête.
--
Raphaël Goubet

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