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[Date Prev][Date Next][Date Index] [CRITIQUE] In Dreams de Neil Jordan (1998)
"In Dreams" de Neil Jordan (USA, 1998) avec Annette Benning, Robert Downey Jr., Aidan Quinn, Stephen Rea... Photo: Darius Khondji. Ecrit par Bruce Robinson & Neil Jordan, d'après "Doll's Eyes" de Bari Wood. 90 min. Claire ne fait pas de beaux rêves. Depuis qu'une petite fille a été enlevée, elle ne cesse de rêver à elle, dans les mains d'un homme dont elle ne peut voir le visage, mais qui semble pas gentil du tout. Comme elle est persuadée que la petite fille est en vie, Paul, son mari, va à la police, où on ne le prend pas au sérieux: on vient de retrouver le corps de la fillette. Quelques jours plus tard, Rebecca, leur fille disparaît. Claire aurait-elle vu le futur? Après "La compagnie des loups", "The Crying Game" ou "Entretien avec un Vampire", on a pu se rendre compte que Neil Jordan a un style très personnel et sophistiqué. Dès lors, il n'en est que plus intéressant de le voir travailler avec l'un des meilleurs directeurs photos, Darius Khondji, dont on a déjà vu le travail magnifique dans "Delicatessen" et "La cité des enfants perdus" de Caro & Jeunet, "Seven", "Alien Resurrection" ou "Stealing Beauty". Avec In Dreams, Khondji réalise l'un de ses plus beaux travaux. Le film est exceptionnelle merveille visuelle. Mêlé à l'intelligente mise en scène de Jordan, il s'en dégage une grâce bien rare. Que ce soit dans le bois, dans l'eau ou dans un asile de fou, la lumière se voit comme tranformée, le lieu réinterprété. Pour peu, on se croirait dans un rêve. Le scénario part d'une idée assez banale (le rêve prémonitoire), mais s'engage dans des voies plus originale, en se déplaçant peu à peu vers les méandres de la folie. Pour autant, il ne fait pas d'In Dreams un film passionnant: c'est un film lent, qui prend son temps, se développe doucement, tout en ne durant que 90 min. A voir aussi pour l'étonnante prestation de Annette Benning, tout à fait remarquable dans le rôle de cette mère déchirée. Robert Downey Jr., excellent acteur, interprète notamment de Chaplin, mais aussi crooner (et auteur de la musique de When Harry Met Sally), retrouve, après le décevant Copycat de Jon Amiel, un rôle de tueur malade. Mais il a ici l'occasion de développer un personnage complexe, aussi effrayant qu'émouvant. -- Raphaël Goubet Bulk e-mail filter: please make sure the subject field of your reply begins with Re: or reply directly to goubet@skynet.be -- Contacter les modérateurs de fr.rec.cinema.selection: frcs-mod@alma.fr Les archives de fr.rec.cinema.selection: <URL:http://www.frcs.assoc-38.org/>
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