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[PROGRAMME] Cinematheque Montreal : Tous a vos flingues !


  • Subject: [PROGRAMME] Cinematheque Montreal : Tous a vos flingues !
  • From: Simon Galiero <galieros@videotron.ca>
  • Date: 5 Mar 1999 13:24:10 GMT
  • Approved: frcs-mod@alma.fr
  • Followup-to: fr.rec.cinema.discussion
  • Newsgroups: fr.rec.cinema.selection
  • Organization: Touche pas au Grisbi , salope !
  • References: <36DE7944.C4677B97@videotron.ca>
  • Xref: oceanite.cybercable.fr fr.rec.cinema.selection:15

[Mod: Ceci est la deuxième publication d'un article déjà paru sur
fr.rec.cinema.discussion]

Oui tient au lieu de se taper de longs threads vains et futiles sur
certaines gue-guerre que nous connaissons bien si on parlait un peu
cinéma ?

CARNET DE NOTES SUR QUELQUES JOURS À LA CINÉMATHÈQUE

Les avantages d'une cinémathèque sont assez évidents... Pouvoir se taper
sur grand écran des films rares, des classiques, des productions qu'on
voit même rarement à la télévision. Dans une ville comme Paris il est
plus facile pour le cinéphile de trouver son bonheur parmis
d'innombrables salles d'art et essai mais dans une ville comme Montréal
la cinémathèque locale tient un rôle beaucoup plus important puisque
qu'elle est à peu prêt la seule salle qui diffuse ce "genre" de films.
Et donc c'est un peu pour cette raison que je tente aujourd'hui de vous
entretenir des films qui y sont diffusés, et donc cela ne s'adresse pas
seulement aux gens de ma ville puisque je parle des films que "j'ai vu"
à la cinémathèque et non pas ceux que "je vais" voir. Mais simplement le
but de l'exercice est un peu de démontrer que ça vaut souvent la peine
de se déplacer dans ce genre d'endroits, qu'on y passe des films
vraiment passionants... Et puis c'est aussi un prétexte pour simplement
parler de cinéma, et ça ça concerne tout le monde :) Pour ce faire
j'emprunte un peu la forme du Tv Programme.

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PROGRAMMATION DU 18 FÉVRIER AU 26 FÉVRIER
Bon notez que la cinémathèque diffuse entre 4 et 7 films par jour donc
je ne commente pas tout mais simplement les films que j'y ai vu et dont
j'ai envie de parler pendant cette période et/ou ceux qui étaient
diffusés et que j'avais déjà vus et que j'ai envie de commenter. Je
n'indique pas non plus l'horaire des projections et la liste de tous les
films, vous trouverez tout ça facilement sur
http://www.cinematheque.qc.ca ...

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Jeudi 18 février :
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GREEN FISH
(Chorok Mulkogi)

de Chang-dong Lee

1997 - 1h51 - Corée du Sud - VO avec sous-titres anglais
sc : Chang-dong Lee
ph : Yong-kil You
mu : Dong-jun Lee
pr : Kue-nam Myong, Kyun-dong Yeo
avec : Sung-keun Moon, Suk-kyu Han, Hye-jin Shim, Kang-ho Song
-> 0

Zéro c'est même très généreux. "Green Fish" était le premier film
présenté à la cinémathèque dans le cadre d'une nouvelle programmation
"Ciné-Asie" en collaboration avec certaines ambassades comme la Corée.
Et donc c'était en grande pompe que j'ai vu toute une délégation
asiatique arriver en limousine et en taxi pour l'inauguration. Avant le
film le directeur de la cinémathèque himself ainsi qu'un vieux
journaliste anglo qui ferait mieux de retourner faire ses classes nous
font un discours comme quoi nous allons voir un film important,
considéré par plusieurs (qui exactement ils ne l'ont pas spécifié) comme
le meilleur film de gangsters jamais vu... Le résultat en est tout
simplement lamentable, et je dirais même dégoûtant. Un film de gangster
ça ? Plutôt un film d'étudiant dont on se demande, même en Corée,
comment il a fait pour obtenir un financement. Vraiment un film minable
sur l'ascension d'un jeune soldat dans le monde des gangsters coréens,
l'histoire ne tient pas une seconde, les détails sont tracés non pas au
couteau mais à la pelle, que dis-je à la grue. Et si au moins c'était
bien techniquement mais même pas, la caméra n'arrête pas de branler, les
plans n'ont aucun sens, les axes sont transgressés mais de façon
inconsciente. Bref de l'amateurisme mais sous son pire angle. Quelqu'un
d'autre a vu cette quadruple merde ? Moi j'y suis allé par simple
curiosité mais je n'en avais jamais entendu parler avant. P'tain j'vous
jure en sortant j'avais envie de vomir, et en plus ils offraients des
cocktails après la projection... Bweeeuuark...

CHEYENNE AUTUMN
(Les Cheyennes)

de John Ford

1964 - 2h39 - États-Unis - VO avec sous-titres français
sc : Howard Fast, Mari Sandoz, James R. Webb d'après le roman "The Last
Frontier"
ph : William H. Clothier
mu : Alex North
pr : John Ford, Bernard Smith
avec : Richard Widmark, Carroll Baker, Karl Malden, James Stewart,
Edward G. Robinson
-> ***

Vu immédiatement après le lamentable "Green Fish" et du coup toutes mes
nausées ont disparues. "Cheyenne Autumn" est le dernier western de John
Ford et je dirais non le moindre. L'histoire raconte le déplacement
d'une des dernière tribu cheyenne aux États-Unis avec à sa poursuite
l'armée américaine et l'opinion publique qui leur est défavorable
notamment à cause des médias qui ont tendance à gonfler les faits (3
soldats tués par les cheyennes se transforme en 59 soldats). Les
Cheyennes en ont tout simplement marre d'être mis dans un enclos
désertique au sud des Usa et décident donc de retourner dans leurs
terres natales, riches en ressources naturelles et en gibier. Ils
parcoureront comme ça des centaines de kilomètres à pied et subiront
toutes les contraintes (généralement fatales) à ce genre de voyage. Au
final on obtient un film digne de Ford, cest-à-dire un film majestueux
qui nous est exposé avec la force tranquille bien connue du maitre qui
sait aborder de grands sujets, de grand thèmes (thèmes qu'on retrouve
souvent dans ses films : l'homme, peut importe sa race, qui veut
retrouver sa terre, ses racines perdues) et donc qui sait aborder de
grands thèmes mais en y intégrant des touches d'humour, de vérité, des
personnages attachants, émouvants. À noter aussi un intermède au milieu
du film en compagnie de James Stewart alias Wyatt Earp, un épisode tout
simplement jouissif et hilarant. En terminant voici un extrait d'une
conférence de presse avec John Ford à la sortie de "Cheyenne Autumn"
(source : Kronos) :
- un journaliste : "monsieur Ford comment avez-vous filmé votre film ?"
- John Ford : "Avec une caméra !"...

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Samedi 20 février :
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BOUGE PAS, MEURS ET RESSUSCITE
(Zamri, omri, voskresni)

de Vitali Kanevski

1990 - 1h45 - URSS - VO avec sous-titres français
sc : Vitali Kanevski
ph : Vladimir Brylyakov
mu : Sergei Banevich
pr : Yuri Pashigoryev
avec : Dinara Drukarova, Pavel Nazarov, Yelena Popova, Valeri Ivchenko,
Vyacheslav Bambushek
-> ***

Vitali Kanevski réalise ici son premier film à 55 ans. Il y relate le
monde de son enfance en suivant un jeune garçon dans un camp stalinien
en bordure de l'Orient soviétique en 1947. Dans le décor il y a aussi
une petite fille très charmante, intelligente, vive et qui fait un peu
contrepoids avec le tempérament un peu précipité du garçon. Les deux
enfants vivront diverses mésaventures (mais toujours plutôt du point de
vue du garçon, d'où la connotation autobiographique) et aussi
découvertes dans ces lieux boueux, puants, où les gens n'ont droit qu'à
deux poignées de farine par an et où certains vont jusqu'à faire
bouillir des petits chats pour combler leur faim. Et donc c'est en
traversant ces lieux invivables que finalement les deux enfants
parviendront quand même à trouver leur bonheur, ou leur part de bonheur.
Et c'est certainement ça qui rend l'ensemble touchant, c'est espèce de
capacité des deux protagonistes à faire ressurgir l'espoir et à garder
leur vitalité. Tout le monde ne s'appelle pas Orson Welles et qui dit
premier film dit inéxpérience technique et aussi petit budget et donc on
peut facilement voir que tous les plans ne sont pas parfaits, que la
structure aurait pu être construite un peu autrement (je dit bien un
peu) mais vraiment ce sont de petits détails qui ne chatouillent même
pas tant on sent un espèce d'enthousiasme du réalisateur qui, et c'est
une grande qualité selon moi, a été capable dès son premier film de
maitriser différentes facettes dramatiques mais aussi humoristiques, une
notion de ne pas provoquer l'ennui, et donc avec tout ça d'insufler une
belle énergie au spectateur. Et puis on sent que Kanevski a tout de même
réussit à se donner le maximum de liberté, qu'il a vraiment tourné ce
qu"il a voulu et dans ce genre de circonstances le cinéaste nous parle
vraiment, c'est aussi un plaisir pour le spectateur à qui on laisse
interpréter à sa guise le sens de la fin du film... Un belle découverte,
donc.
Quelqu'un a quelque chose à dire notamment sur ses deux autres films
suivant, soit "Une vie indépendante" (1992) et "Nous, les enfants du
xxème siècle" (1994) ?

LES RAISINS DE LA COLÈRE
(Grapes of Wrath)

de John Ford

1940 - 2h09 - États-Unis - VO avec sous-titres français
sc : Nunnally Johnson d'après le roman de John Steinbeck du même titre
ph : Gregg Toland
mu : Alfred Newman
pr : Nunnally Johnson et Darryl F. Zanuck
avec : Henry Fonda, Jane Darwell, John Carradine, Charley Grapewin,
Dorris Bowdon, Russell Simpson
-> ****

J'adore ce film et je me suis toujours foutu du livre de Steinbeck (que
je n'ai pas lu), tout ce que je sais c'est que "Grapes of Wrath" est un
film formidable du premier au dernier plan. Époque difficile des
États-Unis avec l'arrivée et la création des grandes banques, des
grandes compagnies qui ont mis la main sur l'ensemble des terres et qui
sous un soucis de rentabilité financière forcent nombre de paysans à
quitter leurs terres natales pour les remplacer par des tracteurs qui
feront le boulot plus vite. Parmis ces familles on nous raconte
l'histoire des Joad qui feront un long voyage pour trouver du travail en
californie dans des conditions de peur et de souffrance infligées par
des propriétaires sans scrupules. Mais au-delà de l'anecdote c'est tout
simplement l'histoire d'humains qui recherchent désespérement où se
mettre, et ne rêvent que d'un idéal : avoir leur terre et vivre en
famille. C'est un thème qu'on reverra souvent dans les films de Ford,
comme j'ai dit pour "Cheyenne Autumn". Les acteurs sont vraiment
formidables, à propos de Henry Fonda je disais récemment dans un texte
que j'ai écrit qu'il avait ce don de donner à chaque thème abordé une
véritable connotation universelle et dans "Grapes of Wrath", plus que
jamais, il nous démontre toute l'énergie et l'élégance dont il est
capable. Il y a aussi Jane Darwell qui interprète la mère attachante et
aussi John Carradine, formidable dans le rôle du "preacher" qui a perdu
la foi. Et puis les images, raaahh certaines sont tout simplement
jouissives, on sent l'amérique profonde, la nature, la chaleur, le
vent... Que voulez-vous de plus ?

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Mardi 23 février :
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L'INTENDANT SANSHO
(Sansho dayu)

de Kenji Mizoguchi

1954 - 2h01 - Japon - VO avec sous-titres français
sc : Yahiro Fuji et Yoshikata Yoda
ph : Kazuo Miyagawa
mu : Fumio Hayasaka, Tamekichi Mochizuki, Kanahichi Odera
pr : Masaichi Nagata
avec : Kinuyo Tanaka, Yoshiaki Hanayagi, Kyôko Kagawa, Eitarô Shindô,
Akitake Kôno
-> ****

Film très peu cité mais qui pourtant comporte toutes les qualités
intrinsèques qui selon moi composent un chef d'oeuvre... Ça se passe au
Japon dans une époque moyen-âgeuse et pour faire court disons que c'est
l'histoire de deux enfants d'un gouverneur exilé qui se retrouveront
vendus comme esclaves dans un camp dirigé par un être cruel et sans
pitié : l'intendant Sansho. Mizoguchi signe un film d'une grande poésie
qui pourrait rivaliser avec certains films de son ennemi médiatique de
l'époque : Kurosawa. Il filme les lieux avec une grande maitrise mais
surtout une grande délicatesse et parvient à rendre une saveur à la fois
douce et amère, et avec le contexte dramatique est capable de nous faire
comprendre la complexité de cette nature à la fois triste et angoissante
et qui pourtant, au dernier moment, nous redonne toujours cette note
d'espoir. Beaucoup d'autres qualités aussi que je vous invite à ne pas
rater si vous en avez l'occasion... notamment la très belle musique de
Hayasaka.

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Jeudi 25 février :
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SEVEN WOMEN
(La Frontière Chinoise)

de John Ford

1965 - 1h27 - États-Unis - VO avec sous-titres français
sc : Janet Green et John McCormick
ph : Joseph LaShelle
mu : Elmer Bernstein
pr : John Ford et Bernard Smith
avec : Anne Bancroft, Eddie Albert, Jane Chang, Mildred Dunnock, Betty
Field, Sue Lyon
-> ***

Les difficultés d'un groupe de femmes et d'un pasteur qui travaillent
dans une mission laique américaine quelque part en Chine. Notre petit
monde ne se pose pas trop de questions et attend avec impatience
l'arrivée d'un médecin qui contrairement aux attentes (ils s'attendent à
un homme) est une femme doctoresse désabusée venue de New-York pour
oublier ses problèmes affectifs et dont l'attitude ouverte et
contestaire va bouleverser les valeurs de nombre d'entre eux. Mais cette
même femme va s'avérer, lors de plusieurs situations difficiles, être la
plus courageuse et fera nombre de sacrifices plutôt disons...
définitifs. C'est le dernier film de Ford qui comme adieu réalise un
film tout en tristesse (malgré certaines touches d'humour parfois
macabre) et laissant peu de place à l'espoir et affichant une colère
intransigeante et très palpable contre Dieu. Un film de désillusion qui
évoque efficacement la petitesse mais aussi la grandeur de ces femmes à
l'intérieur d'un lieu clos, intime. Un film agréable et marquant.

TWO RODE TOGETHER
(Les deux Cavaliers)

de John Ford

1961 - 1h49 - États-Unis - VO
sc : Frank S. Nugent d'après le roman "Commanche Captives" de Will Cook
ph : Charles Lawton Jr.
mu : George Duning
pr : John Ford et Stanley Shpetner
avec : James Stewart, Richard Widmark, Shirley Jones, Linda Cristal,
Andy Devine
-> ***

Vu mais je vous en reparle la prochaine fois.

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Vendredi 26 février :
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AU TRAVERS DES OLIVIERS
(Zire Darakhatan Zeyton)

de Abbas Kiarostami

1994 - 1h43 - Iran - VO avec sous-titres anglais
sc : Abbas Kiarostami
ph : Hossein Djafarian et Farhad Saba
pr : Abbas Kiarostami
avec : Mohamad Ali Keshavarz, Farhad Kheradmand, Zarifeh Shiva, Hossein
Rezai, Tahereh Ladanian, Hocine Redai
-> ***

Kiarostami est vraiment un grand cinéaste. Dans "Au travers des
oliviers" il parvient à nous faire passer une idée dangeureuse qui
pourrait facilement glisser, celle d'alterner entre des scènes fictives
du film dans le film, oui Thierry une "mise en abyme" (Dieu que j'aime
pas ce terme :) mais tout en nous faisant comprendre avec un grand
talent tout ce qu'une telle entreprise implique comme réfléxion sur le
sens de filmer, d'être cinéaste, de répondre à des questions de la vie,
de ne cesser de parler à un mur qui ne nous réponds jamais. Le récit
c'est celui d'un jeune Iranien qui joue un rôle dans un film et se doit
de donner la réplique à une jeune femme dont il est amoureux et qu'il
veut épouser contre le gré de la famille de celle-ci... Et le cinéaste
qui tourne le film et qui en fait joue un peu le rôle de la conscience,
de la voix intérieure immuable, suit discrètement les aventures du
garçon en suivant ses pas, en lui suggérant des avenues (image
formidable d'ailleurs, bien affichée de façon définitive à la toute fin
du film). Bref au final c'est une genre de poupée russe avec laquelle il
faut faire un véritable travail de chimiste pour en déceller toutes les
particules. Et en tout cas le premier exercice avec "Au Travers des
Oliviers" c'est de le voir et revoir. Quelqu'un me file une clope ?

THREE BAD MEN
(Trois sublimes canailles)

de John Ford

1926 - 1h35 - États-Unis - muet avec intertitres anglais et accompagné
au piano
sc : John Ford, Malcolm Stuart Boylan, Ralph Spence
ph : George Schneiderman
mu : accompagné au piano par Sylvia Moscovitz lors de mon visionnement
pr : William Fox
avec : George O'Brien, Olive Borden, Lou Tellegen, J. Farrell MacDonald,
Tom Santschi, Frank Campeau
-> ***

Si vous n'avez pas encore vu de projection d'un film muet accompagné au
piano je vous souhaite d'en faire l'expérience car c'est très agréable,
c'est une autre façon de voir un film. "Three Bad Men" relate l'histoire
de trois truands recherchés qui protègeront une jeune femme et son
fiancé des mauvaises intentions d'un méchant shériff. On sent dans ce
film que Ford a encore une longue perspective devant lui et donc on a
droit a quelque chose de beaucoup moins sombre que ses derniers films,
une production tout à fait plaisante, un film d'aventure vraiment drôle
et attachant avec des touches très spéciales sûrement propres au muet
comme cette scène où des cowboys évacuant une maison en feu balancent un
bébé naissant par une fenêtre, ou encore une scène hilarante avec le
bébé qui sera prit au milieu d'un champ de course. Et puis il y a des
séquences visuellement époustouflantes comme la ligne de départ des
chariots qui partent à la "chasse" d'un lopin de terre. Le meilleur
remède anti-dépression, on devrait le projeter dans certains hopitaux...
Yip ! Yip! Yiiiiiiiiiiiiaaaaaahhhh!!!!

NOTES
Oui notez que prochainement "Bouge pas...", "Au travers des oliviers" et
"L'Intendant Sansho" feront de ma part l'objet d'articles plus complets
et agrémentés d"images. Pour être tenus au courant de la sortie de ces
articles vous n'avez qu'à vous abonner à la mailing-list à partir du
sommaire du meilleur site de cinéma AU MONDE soit Lumière! à l'adresse :
http://www.lumiere.org qui d'ailleurs vous réserve quelques surprises
sous peu.
Sinon, à propos de John Ford, vous pouvez aller lire le petit texte que
j'ai écrit pour le DEUXIÈME meilleur site cinéma au monde soit HorsChamp
à l'adresse : http://www.horschamp.qc.ca/

LA PROCHAINE FOIS
Oui la prochaine fois vous aurez droit entre autre aux films suivants :
- "How Green Was my Valley" (raaaaaahhhh)
- "The Sun Shines Bright" (raaaaaaaaaahhh)
- "Two Rode Together" (raaaaaaaaaaahhh)
- 'The man who shot Liberty Valance" (raaaaaaaaaaahhh)
- "My Darling Clementine" (raaaaaaaaaaahhh)
- "The long voyage home" (raaaaaaaaaaahhh)
- "The Last Hurrah" (raaaaaaaaaaahhh)
- "Young Mister Lincoln" (raaaaaaaaaaahhh)
Tous de John Ford et tous diffusés dans les deux prochaines semaines à
ma cinémathèque. Il y aura d'autres cinéastes aussi.

fiou je vais me coucher là,

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Simon Galiero                                   galieros@videotron.ca
Le cinéma en lumière ! :                  http://www.lumiere.org
"Ce n'est pas que j'ai peur de mourir, je ne veux simplement pas
être là quand ça arrivera ..."
WOODY ALLEN



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