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[INFOS] Terrence Malick et La Ligne rouge


  • Subject: [INFOS] Terrence Malick et La Ligne rouge
  • From: "Killing Leor" <franchen@bluewin.ch>
  • Date: 3 Mar 1999 11:56:50 GMT
  • Approved: frcs-mod@alma.fr
  • Followup-to: fr.rec.cinema.discussion
  • Newsgroups: fr.rec.cinema.selection
  • Organization: Swisscom AG, the blue window
  • References: <7b8mso$7mq$1@bw107zhb.bluewin.ch>
  • Xref: oceanite.cybercable.fr fr.rec.cinema.selection:8

[Mod: Ceci est la deuxième publication d'un article déjà paru sur
fr.rec.cinema.discussion]

Quelques informations au sujet de La Ligne rouge de Terrence Malick, sous la
forme d'une compilation d'un article de M. Thierry Jobin paru dans le
quotidien helvétique Le Temps (24.2.99).

Mais avant de commencer, je vous annonce (enfin, surtout pour les Suisses
Romands qui survivent dans ce forum) que la Cinémathèque suisse à Lausanne
projettera les deux premiers films de Terrence Malick (Badlands et Days of
Heaven) du 2 au 13 mars.

1. Le réalisateur
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Sa dernière interview date de 1974. Pourquoi tant de haine, direz-vous ?
D'après le quotidien belge "Le Soir", Malick, adepte d'un "unanimisme de
l'humain avec la nature, craint que que ses mots, envolés sur du papier
journal ou sur un écran de télé, ne lui ôtent une couche d'être tel un
oignon spirituel."
Voilà pourquoi son contrat pour La Ligne rouge lui permet d'éviter tout
contact avec la presse.



Fils de directeur pétrolier, Terrence Malick naît à Ottawa le 30 novembre
1943, et grandit au Texas, puis dans l'Oklahoma. Plus tard, il rejoint la
prestigieuse Université d'Harvard, puis part pour l'Allemagne pour y passer
sa troisième année. Il y rencontre le professeur Martin Heidegger, dont les
théories sur "les chemins qui ne mènent nulle part", sur le renoncement
nécessaire à toute maîtrise du langage, incite Malick à traduire en anglais
Le Principe de la raison. En 1966, alors qu'il n'a que 22 ans, il obtient la
bourse Rhodes, qui lui ouvre les portes de l'Université d'Oxford.

Il ne finira pas son année à Oxford : il travaille au magazine Life,
donne des cours de philosophie, puis réalise un court-métrage qui lui permet
d'entrer à l'American Film Institute. Il écrit "Les Indésirables" et bosse
à la réécriture de quelques films (dont l'Inspecteur Harry, 1971), puis
signe pour seulement 350'000 dollars "La Balade Sauvage" (Badlands) qui
devient instantanément un culte. Aux USA, le cinéaste est immédiatement
comparé à Orson Welles à l'époque de Citizen Kane. Le film n'aura pas de
succès public, mais la Warner l'achètera pour 1 million de dollars.

La Paramount propose aussitôt à Malick un budget de trois millions de
dollars pour "Les Moissons du ciel". Après deux ans (!) de montage, le Texan
présente son film à Charlie Bluhdorn, l'un des boss de la compagnie. Ce
dernier est séduit par le résultat et avance un million de dollars pour un
nouveau projet, qu'elle qu'en soit la nature. Pour Malick, ce projet sera
"Q", drame sur fond de Première Guerre Mondiale. Nous sommes à l'été 1978,
"Les Moissons du ciel" est un échec commercial mais remporte un Prix de mise
en scène à Cannes et jouit d'une critique favorable. Malick planifie cinq
ans de tournage pour "Q", et part en vacances à Paris avant de commencer le
tournage. Il rencontre Michèle, un Française, et en fait sa seconde épouse.
Mariage oblige, il prolonge un peu ses vacances... de 20 ans !!


2. Naissance de "La Ligne rouge"
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En 1988, deux producteurs inconnus, Bobby Geisler et John Roberdeau,
incitent Malick à revenir. Ce dernier leur impose deux idées d'adaptation :
"Tartuffe" de Molière ou "The Thin Red Line" de James Jones, également
l'auteur de "Tant qu'il y aura des hommes".
Tartuffe ? Bof... Bon, va pour "The Thin Red Line" !
Les deux producteurs financent les travaux d'écriture ou recherchent, à la
demande de Malick, des études sur les reptiles et les amphibiens (!). 6 ans
et deux millions de dollars plus tard, les comptes à sec, et Geisler et
Roberdeau vendent le projet à Mike Medavoy, l'ancien agent de Malick. Nous
sommes en janvier 1995.
Au printemps, le Tout-Hollywood se réveille. Pour les premiers essais, les
plus grands noms défilent : Brad Pitt, Nicolas Cage, Leonardo di Caprio,
Johnny Depp. Aucun n'est retenu. Certains insistent, à l'instar de George
Clooney qui se dit prêt à porter les sacs des caméras, ou encore Sean Penn
qui accepte de jouer pour un dollar. Bien joué, ils sont engagés.
Le tournage se déroulera à Part Douglas, Australie, l'île de Guadalcanal
étant un nid à malaria. 300 kilomètres de pellicule sont imprimés. Malick
interrompt le tournage pour filmer des oiseaux et multiplie les intrigues
secondaires. Certains acteur craignent que leur personnage soit coupé au
montage. Bonne intuition, Gary Oldman et Bill Pullman ont disparu.

Voilà. Une dernière chose, assez intéressante. La Fox a décidé d'associer le
CICR à la distribution du film, histoire de promouvoir le cinquantième
anniversaire des Conventions de Genève.


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Killing Leor

"Fear leads to anger,
Anger leads to hate,
Hate leads to suffering"

L'Antre de l'Apocalyptisme : http://www.multimania.com/leor/
The Ultimate Warez Way : http://www.brozwarez.com/








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