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[SALLE] Gaumont Aquaboulevard : La premiere seance


  • Subject: [SALLE] Gaumont Aquaboulevard : La premiere seance
  • From: noaddress@nospam.com (Silver Screens)
  • Date: 17 Dec 1998 14:48:46 GMT
  • Approved: frcs-mod@alma.fr
  • Followup-to: fr.rec.cinema.discussion
  • Newsgroups: fr.rec.cinema.selection
  • Organization: Altopia Corp. - Usenet Access - http://www.altopia.com
  • References: <367cf642.6968850@news.alt.net>
  • Xref: oceanite.cybercable.fr fr.rec.cinema.selection:158

[Mod: Ceci est la deuxième publication d'un article déjà paru sur
fr.rec.cinema.discussion]

Mercredi 16 Décembre. Cette semaine, c'est Gaumont qui crée
l'événement en ouvrant son multiplexe de l'Aquaboulevard.

Comme prévu, tous les films étrangers sont présentés en version
française. Ca limite pas mal le choix, et ça décourage un peu.
Heureusement, j'aime bien Patrick Schulmann, et je voulais voir "Comme
une bête". Parmi les deux autres films français proposés, "Le dîner de
cons", dont la copie vient d'achever une longue carrière au Gaumont
Parnasse. Les deux grands dessins animés de Noël, Mulan et le prince
d'Egypte monopolisent les deux plus grandes salles.

La séance du matin est à 27 francs (soit un de moins que le Gaumont
Parnasse, et deux de moins qu'UGC; à quand une nouvelle guerre de prix
pour cette séance?). Le plein tarif est à 49 francs.

J'arrive sur les lieux vers 10h20, pour la séance de 11h. A noter que
tout au long de la journée, toutes les salles ont les mêmes horaires,
mais ce système risque montrer ses limites en cas de très forte
affluence.

On n'en est pas là. On est quelques uns à attendre devant les rideaux
baissés des caisses. Quelques ouvriers, perchés sur des escabeaux,
travaillent dans le faux-plafond du hall. Des vigiles sont présents,
ainsi que dans toute la galerie; visiblement, il n'est pas prévu que
ce lieu devienne un nouveau lieu de rendez-vous pour les bandes.

La caisse s'ouvre; on est accueilli avec un sourire (qui semble de
mise parmi le personnel). Mon ticket (n°00000001!) en main, je
descends le grand escalier vers le hall principal, prends le couloir
de gauche, et me retrouve dans la salle 5.

Quelques rappels et explications sur les salles. La plus grande salle
(500 places, écran de 20 mètres avec un plafond de lumières) est la
une, puis c'est la sept (300 places, écran de 14 mètres environ, show
laser avant la séance). Puis viennent les salles moyennes, aux numéros
impairs (n° 3, 5, 9, 11 et 15; 200 places, écrans de 13 mètres
environ), et les salles plus petites, aux numéros pairs (n°2, 4, 6, 8,
12 et 14; 95 à 160 fauteuils, écrans de dix mètres environ). Les
petites salles sont plus spacieuses et les écrans plus grands que les
petites salles du Gaumont Parnasse. Toutes les salles sont équipées en
Dolby SRD. Il n'y a pas de salle treize. La grande salle a le label
"Grand Ecran", réservé aux salles Gaumont offrant des écrans vraiment
géants (20 mètres de base mini). Les autres sont des Gaumontrama, mais
il est question de ne plus utiliser ce terme dans les multiplexes, car
les critères de qualité sont y souvent plus exigeants que dans les
simples complexes.

Comme dans les autres salles, la porte d'accès se trouve près de
l'écran. La salle paraît aussi large que longue, les sièges sont bien
sûr disposés en gradins, le premier rang se trouvant realtivement loin
de l'écran. Les fauteuils sont rouges, les murs noirs avec des teintes
bleues à thème aquatique. L'ambiance est calme dans la salle; je me
sens un peu isolé; peut-être parce que je suis le seul client...
Est-ce le fait d'un démarrage lent du film ou du complexe, on ne le
sait pas encore. Les bruits de travaux que l'on peut entendre
stopperont avant le début de la séance.

Après quelques bandes-annonces et l'habituel quart d'heure de pubs (la
salle est trop sombre à ce moment, ce qui interdit toute lecture), les
lumières s'éteignent totalement... presque. Les boîtiers qui indiquent
la sortie sont très proches de l'écran, et l'éclairent généreusement;
heureusement, on ne remarque pas de problème pendant la projection. Le
film commence sans trailer SRD; pourtant, quelques effets (trop rares)
prouvent que le son est numérique.

Pendant la séance, les portes s'ouvrent plusieurs fois, et laissent
apparaître du personnel d'accueil ou de sécurité. Encore une fois, les
portes se trouvent au pied de l'écran, cela perturbe un peu
l'attention (en espérant que cela n'arrive plus quand le cinéma sera
rôdé). A une demi-heure de la fin du film, un bruit de perceuse; pas
trop prolongé, mais plusieurs fois quand même. Et quelques coups de
marteau, aussi. A régler d'urgence...

A la fin du film, on n'est pas contraint de prendre les sorties de
secours. Le contrôleur, avec le sourire évidemment, demande si la
séance s'est bien déroulée, et dit au revoir. Vraiment sympa,
l'accueil. Dans le hall, quelques dizaines de personnes patientent
avant leur séance.

Avec sa programmation exclusivement version française, ce complexe
fait malheureusement l'impasse sur une clientèle cinéphile. Le public
visé est majoritairement originaire des communes limitrophes des
Hauts-de-Seine, ainsi que d'une partie du quinzième arrondissement. Le
Gaumont Alésia et le Gaumont Convention risquent de souffrir. Et les
directeurs du Grand-Pavois et du Saint-Lambert sont sans doute
rassurés, ils gardent le monopole de la version originale sur le
quartier, mais leurs séances pour enfants risquent de perdre une
partie de leur jeune public (surtout en ce moment avec deux grands
dessins animés américains à l'affiche).

Dommage quand même pour la version originale!



Denis Ambrois

Silver Screens, l'histoire et l'actualité des salles de cinéma
http://www.silverscreens.com


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