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[AVIS] BAD COMPANY (Joel Schumacher - 2002)


  • Subject: [AVIS] BAD COMPANY (Joel Schumacher - 2002)
  • From: "PMC" <pmcdiane@potaulait.be>
  • Date: 21 Nov 2002 22:05:03 GMT
  • Approved: frcs-mod@lists.freenix.org
  • Followup-to: fr.rec.cinema.discussion
  • Newsgroups: fr.rec.cinema.selection
  • Organization: Worldonline Belgium
  • Sender: modappbot@dspnet.claranet.fr
  • Xref: ghanima.dyndns.org fr.rec.cinema.selection:18

BAD COMPANY (2002) de Joël Schumacher
avec Anthony Hopkins, Chris Rock

[MINI-SPOILER]
Un thriller de plus. Ce qu'il y en a ces temps-ci... Et il part d'une
confrontation, d'un tandem, entre deux personnalités totalement différentes,
vraiment opposées: Anthony Hopkins le grand, le dur, le sérieux et Chris
Rock le comique, l'amuseur de service, avec ses jeux de mots toutes les dix
secondes. Cette sauce (mélange de mayonnaise et de ketchup) aurait pu
fonctionner à merveille. Malheureusement, elle se mélange mal, très mal.
Dans une histoire sérieuse, un attentat contre les Etats-Unis (ben tiens
comme ça tombe bien), Chris Rock est là pour nous divertir (et uniquement
pour ça me semble-t-il). Notre attention est balancée entre lui avec son
langage verbal et Anthony Hopkins avec son sérieux, sa manière posée,
rappellant à l'ordre pour dire que la situation est grave. Tant de duo ont
tellement sévi (et avec brio!) dans l'histoire du cinéma. Mais, dans BAD
COMPANY, ça ne fonctionne pas. Enfin oui, si vous plongez dedans sans vous
poser de questions. Aussi, Chris Rock énerve et exagère à un point tel que
j'aurais préféré que la fin soit différente et que ça explose (pour ne pas
en dire trop). Ainsi, finies les mimiques de Chris... Je suis vache hein?
Côté humour, donc, ça coince. Côté action, le bulletin est bon (et
heureusement qu'il y a cela). Joël Schumacher a réalisé BATMAN et CHUTE
LIBRE (avec Michaël Douglas). Je le situe dans la moyenne. Chris Rock est,
paraît-il, le brillant animateur de son propre talk-show. Il pourrait sans
doutes ne faire que cela. Anthony Hopkins n'est plus à présenter mais je
l'aime mieux dans son rôle de Lecter que dans celui-ci, dans BAD COMPANY, où
il perd son temps. En résumé, je dirai que les thriller américains se
suivent et se ressemblent. Ils tournent tous autour d'une paranoïa de
l'attentat (mais c'est déjà arrivé non?) et pour que cela soit moins amer,
on y ajoute un peu de sucre pour adoucir. Question de rassurer le
spectateur. BAD COMPANY: à ne voir que si vraiment il n'y a rien d'autre.

--
Pino Mario Catalano (Belgique).
page perso http://www.pmcdiane.be
E-mail pmcdiane@potaulait.be

-- 
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