|
[Recherche]
[Date Prev][Date Next][Date Index] [AVIS] Mission (Roland Joffe - 1986) - Edition Collector 2 DVD
Cinéma Mission The Mission Réalisateur : Roland Joffé Compositeur : Ennio Morricone Acteurs : Robert de Niro Jeremy Irons Première sortie mondiale : 1986 Résumé En Amérique du Sud, en 1750, Mendoza, un trafiquant d'esclaves qu'il va chercher dans les villages indiens, rencontre le père Gabriel. Quelques années plus tard, Mendoza retourne à la mission du père Gabriel et tente de le soutenir dans son action en faveur des Indiens. (Tulard) Critique Film De dumbledore, le 18 juillet Note du film : 6/6 Quand Roland Joffé a contacté Ennio Morricone et lui a proposé de faire la musique de Mission, le compositeur a refusé. Il en avait assez soupé des productions et de la mentalité américaine et ne voulait plus travailler avec eux. Roland Joffé insiste, se serait même déplacé jusqu'en Italie avec son film sous le bras pour forcer Ennio Morricone à voir le film. A la sortie de la projection, Ennio Morricone refusa de faire le film. Pour une autre raison cette fois : il ne voyait pas comme il était possible de faire une musique suffisamment belle, suffisamment intelligente pour coller au film. La musique de Morricone sera une des plus belles qu'il ait écrites, une des plus discrètes aussi. Elle amènera une réelle "valeur ajoutée" au film qui frôlait déjà la perfection. La réticence du compositeur n'était sans doute pas qu'une forme de respect, c'est qu'il avait sans doute compris que la musique est le cœur même du film. C'est par elle que le missionnaire réussit à prouver aux indigènes qu'il est un être cultivé. C'est par la musique que ces mêmes indigènes tenteront de montrer aux "décideurs" qu'ils sont des êtres humaines, avec une âme, et non pas une sous-race. Eux échoueront... car dans le film, ceux qui détiennent les vraies valeurs humaines et chrétiennes ne sont pas les occidentaux. Cette musique est aussi un symbole, celui de la création artistique et il est bien difficile de ne pas imaginer dans le travail du missionnaire Jeremy Irons une métaphore de l'auteur réalisateur qui construit son œuvre, pas à pas, pièce par pièce. Comme l'auteur-réalisateur hollywoodien, il doit faire ensuite face aux financiers sans âme, uniquement motivés par l'argent et qui détruiront sans hésitation l'œuvre accomplie. Cela dit, le film est tellement pur dans sa narration, dans ses images d'une beauté éblouissante, que l'on peut le prendre aussi au premier degré. Le rapport entre les deux personnages, le missionnaire Jeremy Irons et le guerrier Robert de Niro est très bien construit, avec un équilibre tel qu'il est difficile de dire quel est le personnage principal. L'idée géniale, c'est que Robert de Niro, personnage sans foi ni âme, devient très vite, par son excès, une interrogation permanente des valeurs du missionnaire. Il prend tellement au pied de la lettre la religion qu'il en dégage sans cesse les incohérences... Jeremy Irons quant à lui, dans le rôle du bon prêtre se révèlera être finalement un lâche en refusant de se battre, préférant une mort de martyr, sans finalement se soucier fondamentalement des indigènes... Critique DVD Mission - Édition Collector 2 DVD Zone 2, France Editeur : Warner Sortie : 12 juin 2003 Format vidéo : 16/9 Audio : Anglais (DD5.1), Français (DD 2.0 Stereo), Italien (DD 2.0 Stereo) Sous-titres : Italien, Français, Anglais Suppléments : - Bande-annonce - Commentaire audio du réalisateur Roland Joffé en VO - Documentaire "Omnibus" (58' vost) Image : Epoustouflantes, avec des couleurs somptueuses, un contraste bien appuyé et une compression irréprochable. Bref, du très bon ! Son : Le remixage 5.1 est très propre et sait éviter les grands effets pour se concentrer sur un travail d'ambiance tout en finesse. Les paroles réussissent également à rester audibles. La VF est honnête mais fait pâle figure en comparaison. Suppléments : Voilà une édition proposant des suppléments on ne peut plus complets. On a d'abord un commentaire d'une rare qualité du réalisateur. Roland Joffé est très à l'aise dans l'exercice et son discours est tout à la fois très réfléchi et rempli d'anecdotes. Ce régal sera toutefois réservé uniquement aux anglophones car aucun sous-titre n'est disponible. En complément de ce commentaire, se trouve un making-of d'époque, Omnibus, (58 mn) . Il est, bien fait, d'une facture très honnête avec des propos pas très « langue de bois ». Pour terminer, on a une bande-annonce (en 16/9 et de bonne qualité), des filmographies et la liste des récompenses méritées de ce film. http://dvdtoile.com/CritiqueDvd?9308 enput putarticle gabuzo 25 Return-Path: <news@news.proxad.net> X-Original-To: frcs-articles@dspnet.fr.eu.org Delivered-To: modapp@dspnet.fr.eu.org Delivered-To: frcs@moderators.freenix.org Date: Mon, 10 Nov 2003 11:11:55 +0100 From: AlHolg <redaction@dvdtoile.com> User-Agent: Mozilla/5.0 (Windows; U; Windows NT 5.1; en-US; rv:1.6a) Gecko/20031105 Thunderbird/0.4a X-Accept-Language: en-us, en MIME-Version: 1.0 Newsgroups: fr.rec.cinema.discussion,fr.rec.cinema.selection,fr.rec.son-image.dvd-video.titres Followup-To: fr.rec.cinema.discussion,fr.rec.son-image.dvd-video.titres Subject: [AVIS] Le Professeur (Valerio Zurlini - 1972) Content-Type: text/plain; charset=iso-8859-15 Content-Transfer-Encoding: 8bit Message-ID: <3faf6456$0$257$626a54ce@news.free.fr> Organization: Guest of ProXad - France NNTP-Posting-Date: 10 Nov 2003 11:11:34 MET NNTP-Posting-Host: 82.66.70.25 X-Modappbot-Status: spooled Cinéma Le Professeur La Prima notte di quiete France, Italie Réalisateur : Valerio Zurlini Acteurs : Alain Delon Sonia Petrova Lea Massari Première sortie mondiale : 1972 Résumé Un jeune prof, qui a derriere lui un lourd passé, enseigne dans un lycée de Rimini à des jeunes filles. Il fait plus ample connaissance avec l'une d'entre elles. Elle a vécu également auparavant bien des situations douloureuses. (cinefil.com) Critique Film De AlHolg, le 22 juin Note du film : 2/6 Improbable et daté Sorti la même année qu'Un flic de Jean-Pierre Melville et L'Assassinat de Trotsky de Losey, La Prima notte di quiete s'inscrit dans un "creux de vague" de l'acteur Alain Delon entamé avec la comédie de Jacques Deray, Doucement les basses et qui s'achèvera grâce au Deux hommes dans la ville de Giovanni (dans lequel le couple Gabin/Delon est reconstitué dix ans après Mélodie en sous-sol et quatre ans après Le Clan des siciliens). Antépénultième œuvre de son réalisateur, Le Professeur jouit d'une réputation étonnamment favorable. Vu en salle, il n'en restait quasiment aucun souvenir, seulement des impressions fugitives. Il s'agit, en réalité, d'un film improbable. Improbable comme ce dialogue pré-générique pour nous apprendre l'arrivée toute récente du personnage central à Rimini. Improbable, un Alain Delon incarnant un Daniele Dominici professeur de littérature, poète à ses heures, récitant des vers, commentant un bas-relief et laissant ses élèves lire le journal en classe (1968 est encore vivace). Improbable histoire d'amour pour l'étudiante Vanina Abati (Sonia Petrova) au passé trouble superposée à une improbable vie conjugale avec son épouse Monica (Lea Massari), infidèle et dépressive. Improbable, la musique originale faussement jazz qui singe, sans talent, les "espagnolades" d'un célèbre trompettiste ("Sketches of Spain" date de 1960). Improbable et sans intérêt. Qu'apporte cette errance d'un homme à la dérive, idéalisant une jeune femme sans qualité, peut-être à la recherche de l'image d'une cousine morte dans l'adolescence ? Sans parler de ces tristes soirées aux ambiances alcoolisées, "stupéfiées" et misogynes. De la distribution, seule Lea Massari apporte, au cours de ses rares scènes, un peu de vérité et de relief à son personnage. La jeune Sonia Petrova, aperçue dans le Ludwig de Visconti, ne réussit pas à donner une dimension authentiquement dramatique à Vanina. Il faut également évoquer la triste apparition de l'héroïne de Senso, Alida Valli, la mère de Vanina, excessive et vulgaire. Enfin, Alain Delon, dans un de ses rôles où il n'est pas "magnifié" (mal rasé, cerné et portant tout au long du film la même tenue vestimentaire), ressemble davantage à un personnage de western spaghetti qu'à un héros de drame italien. Le film est improbable jusque dans son image finale que nous ne dévoilerons pas pour ceux qui voudraient le (re)voir. Critique DVD Le Professeur Zone 2, France Editeur : FPE Sortie : 18 juin 2003 Format vidéo : 16/9 Audio : Français (DD5.1) Sous-titres : Aucun Suppléments : - Bande-annonce A l'image du film, terne et sans relief. Aucun travail de restauration n'a été entrepris (il est vrai que la collection est proposée à un prix très démocratique). L'image est médiocre, régulièrement ponctuée des taches de la pellicule d'origine. Le son est plutôt moyen, assez agressif, avec quelques irrégularités de volume. Des bandes-annonces des autres titres de la collection accompagnent le film. http://dvdtoile.com/CritiqueDvd?9413 -- Publier sur fr.rec.cinema.selection : <URL:http://frc.selection.free.fr/> Archives de fr.rec.cinema.selection : <URL:http://ghanima.dyndns.org/frcs/>
|