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[Date Prev][Date Next][Date Index] [AVIS] Gangs of New York (Martin Scorsese - 2002) - Edition Collector 2 DVD
Cinéma Gangs of New York Etats-Unis, Allemagne, Italie, Royaume-Uni, Hollande Réalisateur : Martin Scorsese Compositeur : Peter Gabriel Acteurs : Leonardo DiCaprio Daniel Day-Lewis Cameron Diaz Sortie en salles en France : 8 janvier 2003 Première sortie mondiale : 2002 Résumé New York, 1863. Alors que le quartier de Five Points est secoué par la guerre des gangs, Amsterdam Vallon, un jeune immigrant irlando-américain, revient après avoir purgé une peine de 15 ans de prison. Son but : se venger du puissant Bill le Boucher, un chef de gang opposé aux immigrants et responsable de la mort de son père. (cinefil.com) Critique Film De AlHolg, le 14 août 2003 Note du film : 3/6 "Chacun des Cinq lieux (Five points) est un doigt. Quand je ferme la main, elle devient un poing". Ne pas avoir envie de revoir un film, en particulier une réalisation de Martin Scorsese, est un mauvais signe. Gangs of New York est, malheureusement, de ceux-là. Passionnant sur le plan historique, décevant tant sur plan conceptuel que formel. Peut-être doit-on mettre cela sur le compte de la longue gestation du film entre 1978 où il a été conçu pour le cinéma et 2000-2001, période de son tournage (voire entre 1970, date à laquelle il a été imaginé et décembre 2002, date de sa sortie en salles) ? Longueur exceptionnelle qui, en l'occurrence, n'était pas artistiquement contrôlée mais contingente, liée à la frilosité des studios au début des années 1980, après la chute de la maison United Artists. Herbert Asbury, l'auteur du livre dont est tiré le film, est un historien et journaliste des années 1920, notamment spécialisé dans le récit des particularités historiques des villes américaines : la Nouvelle-Orléans ("The French Quarter"), Chicago ("Gangs of Chicago"), San Francisco ("The Barbary Coast"). L'intérêt de son livre sur New York, et par conséquent celui du film, est de nous faire connaître une époque essentielle, mais occultée par l'historiographie officielle, dans la naissance des Etats-Unis. Depuis l'arrivée des premiers colons hollandais protestants, en 1620, la ville de New York a vu successivement débarquer des immigrants écossais, puis irlandais pendant que le trafic d'esclaves fleurissait. Entre 1830 et 1890, 10 millions d'immigrants accostent à New York et la population passe de 220 000 à 2,5 millions. L'inégalité sociale est, bien entendu, consternante : moins de 5% de la population détient les deux tiers des richesses. Dans ce contexte détonnant, tous les prétextes sont bons pour opposer les hommes : naissance, religion, race ou, tout simplement imposture. La guerre de Sécession ne viendra qu'ajouter du sang au sang. On le voit, le tissu narratif est riche et captivant. Scorsese, probablement dans un souci d'en utiliser le plus possible, se perd entre réalité (collective) et fiction (individuelle), au point de laisser le spectateur abruti par tant d'images et de faits. La longueur n'est pas en cause, nous sommes habitués avec le réalisateur, mais il manque parfois certaines transitions qui auraient donné au film une cohérence plus forte. On est, également, indisposé par les excès de truculence et de férocité qui ont un impact plus visuel que conceptuel. D'ailleurs, le film parle plus aux sens qu'à l'esprit, dans un étrange mariage entre opéra (rock) et peinture (gothique). Nous sommes éblouis mais pas conquis. La caméra sans cesse en mouvement (sauf dans la scène de "confession" entre Bill Cutting et Amsterdam Vallon qui paraît, pour le coup, infiniment et avantageusement statique) frôle la désagréable démonstration. On a même, parfois, le sentiment d'assister à un insupportable clip aux effets désuets. Il reste que la fin du film, qui alterne à un rythme soutenu séquences historiques et romanesques, est assez réussie. Daniel Day-Lewis est impérial dans la peau du Butcher. Sans sa vigueur et son authenticité de jeu, Gangs of New York serait une pâle mais fortunée (environ 100M$ de budget) reconstitution historique. Face à ce "monstre", DiCaprio est bon mais "largué". Cameron Diaz n'arrive pas à convaincre totalement qu'elle puisse tourner dans autre chose qu'une comédie. Dans l'ensemble, les seconds rôles sont, à part Liam Neeson qui disparaît très tôt, assez peu intéressants, noyés dans la masse de la figuration. Une impression (le terme est ici bien adapté), au final, très mitigée donc, parce qu'un film de Scorsese est toujours, qu'on le veuille ou non, un événement et la déception proportionnelle à l'attente suscitée par ce projet de trente ans. Critique DVD Gangs of New York - Édition Collector 2 DVD Zone 2, France Editeur : M6 Video Sortie : 9 juillet 2003 Format vidéo : 16/9 Audio : Anglais (DD5.1), Français (DD5.1) Sous-titres : Français Suppléments : - Bande-annonce - Commentaires audio - Teaser - Interview - Cf critique Note technique : 5/6 Image : Les alternances de scènes de rue, d'intérieur ou nocturnes (ces dernières sont nombreuses) ne posent pas de problème, l'image est claire et précise. Son : les pistes (V.O., V.O.S.T. et V.F.) sont en DD 5.1 sauf le commentaire du réalisateur en Dolby stéréo. Les ambiances, particulièrement riches, sont remarquablement rendues. Interactivité : particulièrement riche et soignée. Suppléments : Commentaires de Martin Scorsese : (v.o.s.t.) il est probablement, par sa culture, sa connaissance du cinéma et sa sensibilité, l'un des réalisateurs les plus intéressants dans cet exercice. Autour de plusieurs plages silencieuses, il évoque les origines et influences du film, le travail et les conditions de production, de tournage et de montage, propose une réflexion sur l'époque, les lieux, New York et sa propre expérience de la ville. Il parle des personnages et des acteurs, apporte quelques anecdotes. Un "plus" pour le film, qui en a bien besoin ! DVD 2 Cross The time, the place, the people : trois courtes (< 1') animations sur le thème-titre, History : (13'31 - v.o.s.t.) interviews dont celui de Luc Sante (conseiller historique) est le plus long et le plus intéressant : topographie des lieux, urbanisation, population, politique, presse, culture et modes de vie, lien avec les autres films de Scorsese. Intéressant mais bref, Clip U2 - "The Hands that built America" : (4'47) Making of : (11'30) supplément mal nommé, il s'agit d'une bande promotionnelle avec la participation du réalisateurs et des acteurs. Intérêt limité, sauf de pouvoir écouter et voir Day-Lewis. Worth Interviews : d'une durée comprise entre 1' et 7' de Scorsese, DiCaprio, Day-Lewis, Diaz, Neeson, Broadbent, Reilly et Thomas. Intérêt inégal. Orange Bio-filmographies : de Scorsese, DiCaprio, Day-Lewis, Diaz, Neeson, Lexique : trois écrans de vocabulaire d'époque, Costumes : (8'20) interviews de Sandy Powell (dessinatrice des costumes) et P.S. Scalabrino (responsable des 7 000 costumes), Décors : (9'05) interview de Dante Ferretti. Quelques intéressantes mais brèves images du tournage. Mulberry Spots TV US : quinze très courtes annonces du "film événement de l'année", Bandes annonces : un teaser en vf et une B.A. en vf et vost, Affiches : cinq affiches US. Little Water Montée des marches Cannes 2002 : (7'02), Conférence de presse Cannes 2002 : (21'06), Dossier de presse : en 26 écrans. barrels Visite des studios Cinecitta : (20'41) promenade avec Marty et Dante Ferretti au milieu des décors du film, après la fin de son tournage. Souvenirs, sources des bâtiments et voies... lights Crédits DVD. partie DVD-Rom : visite interactive des Five Points (fichier .htm). http://dvdtoile.com/CritiqueDvd.php?9757 -- Publier sur fr.rec.cinema.selection : <URL:http://frc.selection.free.fr/> Archives de fr.rec.cinema.selection : <URL:http://ghanima.dyndns.org/frcs/>
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