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[Date Prev][Date Next][Date Index] [AVIS] I, robot de Alex Proyas
I, ROBOT Film américain. Science fiction. Durée : 2h . Date de sortie : 28 Juillet 2004 Avec Will Smith, Alan Tudyk, Bridget Moynahan, Chi McBride, Bruce Greenwood Réalisé par Alex Proyas En quoi s'évaluent les notions d'humanité, de pensée, d'intelligence et de conscience ? Comment considérer un robot qui soudain prend conscience de son existence intellectuelle ? Emoustillant sujet posé dans la bande annonce et les interviews de Will Smith et d'alex Proyas qui laisse présager d'une fable humaniste et poétique. Chicago, 2035. Les robots sont au service exclusif des humains et sont employés pour effectuer les tâches ingrates du quotidien et les métiers de grouillots : sortir les chiens, faire la cuisine, livrer le courrier, porter les poubelles ou les paquets de bobonne. Leur possibilités intellectuelles sont réduites au strictes nécessaire et ils sont privés de tout libre arbitre. Des programmes sur pattes en somme, faits de féraille et de bits. Bêtes à manger du foin. Spooner est détective de la police criminelle, sa hantise : les robots. Il les hait et refuse de croire qu'ils sont inoffensifs. Sa paranoia compulsive se trouve récompensée le jour ou un robot d'une nouvelle génération est le manifeste assassin de l'inventeur de tous les modèles de robots présents sur le marché. Le policier, lors de l'interrogatoire du robot (le premier interrogatoire de robot de toute l'humanité) prend conscience qu'il a devant lui un être doué de raison, capable d'éprouver des sentiments et de manipuler des concepts propre à la psyché humaine. Le trouble s'installe et le film prend dix degrés d' intérêts, on bave presque d'impatience de connaître le développement de tout cela. Et puis plouf ! on retombe dans le plus pur formatage hollywoodien. Les considérations métaphysiques se noient dans une intrigue pseudo policière d'une consternante platitude (le coup du suspect trop évident pour être le bon, on le renifle à quinze mètres). Will Smith assure un minimum syndical, compilant les mines de bourru blessé à l'âme qu'il traînait dans 'ali' avec les vannes à trois centimes d'euros du 'prince de bel air (qui cependant font mouche). Role féminin réduit au statut de potiche coincée. Personnages secondaires inexistants. Seul Sonny le robot tire son épingle du jeu, touchant dans sa prise de conscience et son apprentissage de l' humanité. Un comble, N'est-pas ? Un espoir, peut-être. En tous cas c'est la première fois qu'un acteur de synthèse joue mieux que ses collègues vertébrés. Malgré tout cela, le film tient la route visuellement (il est même très beau à regarder) et reste crédible jusqu'au bout. Alex Proyas a dû tout de même céder aux nouvelles normes de la mise en scène des films d'actions SF : priorité aux effets spéciaux, m'en fous des dialogues, m'en fous des personnages ; plans au ralentis façon John Woo pour bien montrer qu'il est effectivement possible en trois secondes chrono de sauter d'une moto, de dégainer deux flingues et de plomber six robots sans avoir à viser ; bullet-time et looping de caméra façon Wachovsky bros. pour montrer qu'on s'est libéré des contraintes techniques et des lois de la gravité. C'est d'autant plus rageant qu'on se rend compte que le film aurait pu être un excellent film et que cela ne tenait pas à grand chose. Un peu plus de finesse de la part du scénariste, un peu plus de couilles de la part du réalisateur et on y était. Dommage. Fatboyslim -- Publier sur fr.rec.cinema.selection : <URL:http://www.usenet-fr.news.eu.org/fur/conseils/frcs.html> Archives de fr.rec.cinema.selection : <URL:http://ghanima.dyndns.org/frcs/>
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