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[Date Prev][Date Next][Date Index] [IMPRESSIONS] : 2046 de WONG KAR-WAI [spoilers]
Conditions de visionnage : avec Dorothée , les Halles, grande salle. Chaleur étouffante. Au fond de la salle ce qui n'est pas si mal contrairement aux habitudes de vision au 4 éme ou 5 éme rang. Revoici Wong Kar Wai. De loin en loin on a pris l'habitude de suivre le cinéaste. 'In the Mood for Love' était réellement un bel objet cinématographique. Trés interessant à admirer plus qu'à ne suivre. L'histoire d'alors, celle d'un adultére dans une pension, était véritablement basique. Tout se jouait dans la forme. A l'occasion, je reposterai ici les impressions que le film m'avait laissé alors. Une me vient spontanément, celle de Tony Leung de dos qui se penche dans une anfractuosité d'un mur (d'un arbre ?) du temple d'Angkor Vat en chuchotant un petit secret. Ce détail à son importance. A l'image du dos du taxi rouge qui revenait dans 'In The Mood For Love', c'est ce détail là qui va revenir en motif dans '2046'. Qu'est-ce donc que '2046' ? un film parralléle. Filmé parallélemment à 'In The Mood ...'. Avec d'ailleurs la participation exceptionnelle de Maggie Cheung. En le présentant à Cannes l'auteur avait proposé un premier montage. La version qui sort aujourd'hui en salle est différente. Les revues qui s'intéressent au Cinéma la présentent comme plus dynamique et plus facile à suivre. En tout casn scénario sous la main, l'auteur a attendu d'avoir 8 actrices à disposition pour commencer les tournage. Et cette attente a duré plusieurs années. On souligne en passant l'abnégation des auteurs et réalisateurs. Le film est assez long au final. Peut-être un peu trop. Donc Chow (Tony Leung), quand il ne sort pas avec Su Li-zhen, (Maggie Cheung, entre-apercue) est fort occupé. Pour survivre il écrit des piges. Il sort beaucoup dans Hong-Kong, s'exile de temps en temps à Singapour. Bars, restaurants, tripots ... Mais son activité principale c'est la drague élégante. On assiste à un véritable défilé de beautés toutes plus sophistiquées les unes que les autres. De réminiscences (Loulou, "la main gantée") en passion pour des jeunettes (les deux filles du tenancier d'hotel) il ne s'ennuie pas. Il loue une chambre dans un hotel, la 2046. Heureusement d'ailleurs car d'Amour il n'y en a que trés trés contrariés. Comme il le dit, et que je cite approximmativemment, "En amour, on peut passer à côté de l'âme soeur si on la rencontre trop tôt ou trop tard". Et on échoue dans cette quête. Si toutefois quête il y a. On croise des femmes amoureuses. Des amours à sens unique. Quelle tristesse de voir cette prostituée amoureuse se donner à Chow avec ferveur pour devoir remettre, dans un pleur et à contrecoeur, une carapace entrouverte. Entre veillées de Noel et beaux été toutes les situations (avec peu de points communs, si ce n'est qu'elles impliquent Chow et ses rebuffades) sont présentes. Amours perdus, sans lendemain, à sens unique, asynchrones. De belles scénes d'amour physique aussi, là ou elles étaient prudes et trés suggérées dans 'In The Mood For Love' elles sont ici belles et érotiques. Chow ne pouvant aimer (celle qui attends des lettres du Japon) se préte à fantasmer. Il écrit donc un roman éponyme au film. On bascule alors dans la science fiction (tout commence par un flash back surprenant, on ne s'attends pas à cette atmosphére). 2046 est une époque, un train qui circule sans arrét. Un train que l'on ne peut dévier. Dont ne peut échapper. Condamné à suivre les rails. On y aime une androide, ersatz composite de la réalité. Dorothée, une amie qui parle japonais, m'a bien aidé dans la compréhension de certains points. On parle chinois tout le long et parfois japonais. Notamment au début le passager du train (japonais, le copain de la fille de l'hotelier). A la fin c'est Chow lui même qui s'exprime (en chinois). Avec mes piétres connaissances en langue et mon oreille musisale destroy j'aurai raté quelques chose. Pour le reste. L'émotion suscitée par les images sont magnifiques. Autant dans la sophistication du Hong Kong des années 60 et des toilettes des amantes, que du décor de SF du roman imaginé et imagé. Quand on ne peut pas aimer ... autant écrire. C'est si vrai.Sans vouloir aller trop loin on pourrait voir en ce film, un formidable contrepoint à 'In The Mood For Love'. Et pourquoi pas pour la premiére fois dans l'histoire du DVD voir en '2046' un sublime futur bonus DVD à cet autre film. Avec une belle sponsorisation pour LG en prime (générique de fin, subrepticement dans le train futuriste). A voir absolument de concert. @+, Bek -- Publier sur fr.rec.cinema.selection : <URL:http://www.usenet-fr.news.eu.org/fur/conseils/frcs.html> Archives de fr.rec.cinema.selection : <URL:http://ghanima.alarue.net/frcs/>
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